le Samedi 24 mai
- Stade de France
(Coup d'envoi à 21h00)
Une semaine après avoir fêté son septième titre de champion de France,
Lyon s'est offert le premier doublé de son histoire en venant à bout du
PSG grâce à un but de
Sidney Govou en prolongation (1-0, 102e), ce samedi en finale de la
Coupe de France. Un succès arraché à des Parisiens qui se sont montrés les plus dangereux dans le temps réglementaire, touchant la transversale de Coupet à deux reprises, mais ont finit par flancher physiquement.
Govou décisif"
C'est un beau hold up". Pour son dernier match sous le maillot de l'Olympique Lyonnais,
Grégory Coupet mesurait à l'issue du match la réussite qui a permis à son équipe de soulever la Coupe, ce soir au Stade de France. Souvent bousculés par les Parisiens, les partenaires du gardien qui a annoncé vendredi son départ vers d'autres cieux ont souffert pour arraché le doublé qui leur a échappé l'an passé en finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux (0-1). Mais l'histoire se souviendra juste que Govou a offert la victoire à l'OL en reprenant victorieusement un contrôle manqué par Kader Keita dans la surface.
Libéré par leur maintien au sein de l'élite, validé lors de la dernière journée grâce à une victoire à Sochaux (2-1), les hommes de Paul Le Guen ont montré leur meilleur visage. Entreprenants, présents au pressing et portés par un Stade de France forcément riches en supporters parisiens, ils ont surtout été victimes de leur manque de réalisme. Notamment sur deux coups de tête de Zoumana Camara (10e) et Mario Yepes (64e) qui venaient percuter la transversale de Coupet. Ou sur cette reprise de
Pauleta sauvée sur sa ligne par
Anthony Réveillère (31e) et cette frappe mal appuyée par Bernard Mendy dans le temps additionnel (90e+4).
Paris méritaitPour le PSG, la pilule est d'autant plus dure à avaler. Face au Gengis Khan de la L1, il a sans doute montré qu'il valait mieux que sa 16e place en championnat. Il peut aussi se demander pourquoi, en dehors des Coupes, il a montré un visage aussi calamiteux. Car si Lyon a finit par faire la différence, son adversaire lui a longtemps tenu la dragée haute, utilisant le ballon avec efficacité dans un 4-3-3 que Paul Le Guen avait rangé au placard depuis quelque temps ou les milieux de terrains parisiens ont posé beaucoup de problèmes à leurs homologues. Tandis que M. Kal a multiplié les erreurs et laissé la tension monter en tardant sortir les cartons jaunes.
Au jeu des organisations tactiques, Alain Perrin a d'ailleurs bien failli perdre la bataille en reconduisant le 4-4-2 victorieux à Auxerre (3-1) lors de la dernière journée du championnat. A la différence des Bourguignons, les joueurs de la capitale n'étaient pas en vacances et ont su mettre en difficulté l'axe de l'entre jeu rhodanien, occupé par
Juninho et
Jérémy Toulalan. Et ce n'est qu'une fois repositionné dans son schéma préférentiel que l'OL a renversé la tendance, avec un brin de réussite et la rage de Govou, dans la première mi-temps des prolongations (1-0, 102e). Mais, après tout, seule la victoire est belle.
Le fil du match