le Mercredi 16 mai
- Hampden Park (Glasgow)
(Coup d'envoi à 20h45)
Déjà vainqueur de la Supercoupe d’Europe en début de saison face au FC Barcelone (3-0), le FC Séville s’est donc adjugé son second trophée européen de la saison. Favori de la finale, ils ont pourtant dû batailler plus de deux heures pour venir à bout d’une talentueuse et courageuse équipe de l’Espanyol.
Dans un match faisant la part belle à l’offensive, ce sont les joueurs de Juande Ramos qui tirèrent les premiers. Au bout d’une relance canon à la main de Palop, Adriano s’en allait seul fusiller Gorka Iraizoz (18’). Mais il en fallait plus pour faire abdiquer leur adversaire du soir.
Dix minutes plus tard, l’ancien bordelais
Albert Rieraprofitait des largesses de
Daniel Alves sur le coté droit pour armer un frappe dévié qui trompait Palop, pas souverain sur le coup (28’).
Dos à dos au moment de retourner aux vestiaires, c’est l’Espanyol qui prenait la mainmise sur le match après le repos sous l’impulsion du toujours génial Ivan De La Pena. Mais c’était bien la soirée de Palop qui sortait deux arrêts exceptionnels pour empêcher Tamudo et Riera de donner l’avantage aux Catalans.
De plus en plus incertain au fil des minutes, le match basculait sur un coup du sort : Averti pour la deuxième fois pour un tacle à retardement sur Alexander Kerjakov, Moises était expulsé (68’), laissant l’Espanyol à dix.
Dès lors, le match s’apparentait à une attaque-défense, les Catalans s’attachant à jouer tous les contres à fond. Incapables de débloquer la situation, les Sévillans se voyaient forcer de disputer une prolongation éprouvante pour les nerfs.
Buteur providentiel du club toute la saison,
Frédéric Kanouté trouvait enfin l’ouverture juste avant la mi-temps du temps supplémentaire. Parfaitement servi par une centre de Jesus Navas de la droite, le Franco-malien ajustait Gorka d’un intérieur du pied parfait aux six mètres (105’).
Le plus dur semblait fait pour les hommes de Juande Ramos mais c’était sans compter sur la fierté des Catalans. Jonatas, renté à la place de De La Pena à la fin du temps réglementaire, ajustait Palop d’une frappe de 25 mètres consécutive à un mauvais renvoi de Poulsen, pourtant excellent hier (115’).
On croyait les Sévillans abattus, à l’image de Marseille en finale de Coupe de France samedi dernier, mais c’était sans compter sans le facteur Palop.
Déjà buteur providentiel (!) en huitièmes de finale face au Shakthar Donetsk en huitièmes de finale, il repoussait les tentatives de Luis Garcia, Jonatas et Torrejon et envoyait les Andalous au paradis.