le Mercredi 11 octobre
- Sochaux (stade Bonnal)
(Coup d'envoi à 21h00)
Un mois après avoir étrillé l’équipe d’Italie 3-1 au stade de France, le onze tricolore affronte les Iles Féroé à Sochaux pour le compte des éliminatoires de l’Euro 2008.
Pour la troisième fois en trois phases de qualifications successives, les Bleus retrouvent sur leur route l’équipe du petit archipel danois situé au large de l’Ecosse. Si la France reste sur 4 succès lors de leurs précédentes confrontations, les matchs contre les Féroé restent assez serrés au regard des scores (victoires 2-0 et 1-0 lors des qualifications à l’Euro 2004 et 3-0 et 2-0 pour celles de la Coupe du Monde 2006).
Toujours à la recherche d’un premier succès après 38 matchs internationaux, les Iles Féroé du sélectionneur Jøgvan Martin Olsen chercheront avant tout à limiter les dégâts face à des Français bien lancés dans la course à la qualification. Pour les hommes de Raymond Domenech, pas de faux pas permis face au petit poucet de son groupe mais plutôt une bonne occasion de soigner son goal-average.
\"
A nous de marquer tôt pour nous faciliter la tâche\", invoquait hier
Thierry Henry à propos du nouvel attaque-défense qui attendait l’équipe de France trois jours après s’être cassé les dents sur le roc écossais. Le
Gunner a été exaucé par son partenaire d’attaque,
Louis Saha, auteur du second but le plus rapide de l’histoire de l’équipe de France, après 36 secondes de jeu. 2 secondes derrière Sauzée, 2 devant Lacombe.
Cette ouverture du score précoce aura eu le mérite de libérer les Français, si tant est qu’ils en aient eu besoin, qui ont pu offrir un joli spectacle au public du Stade Bonal de Sochaux – Montbéliard. Surtout, ce fut une belle soirée pour les attaquants. Titulaires ou remplaçants, tous ont marqué. Y compris
David Trezeguet. Et plutôt deux fois qu’une.
Pour le second match de cette semaine internationale,
Raymond Domenech avait donc choisi de lancer
Jérémy Toulalan et Julien Escudé à la place de
Makelele et
Abidal, touchés. Mais pas de se passer de son joueur fétiche, Gallas, avec lequel il n’a jamais perdu, réintégré au détriment de Boumsong. Mais c’est un autre de ses chouchous, \"P’tit Louis\" Saha, qui ouvrit le score sur le premier centre de Sagnol, sans doute l’homme du match, dévié de la tête par Henry.
S’en suivait une litanie de possession française, entrecoupées de rares incursions féroïennes dans le… rond central, qui aboutissait 20 minutes plus tard sur le 38e but de Henry en sélection, 3 longueurs derrière Platini.
Sagnol était cette fois rentré sur son pied gauche pour trouver TH d’une passe lobée. Ce dernier, esseulé à gauche, n’avait plus qu’à contrôler et marquer dans le coin du but.
Henry, déchaîné, tentait ensuite une reprise de 25 mètres après un contrôle de la poitrine suivi d’un jonglage du genou, puis une \"spéciale\" côté gauche. Mais à l’image de ses coéquipiers, le cadre se dérobait trop souvent pour permettre aux Français de prendre le large.
Les Bleus continuèrent ainsi jusqu’à la 60e minute et la rentrée de deux joueurs qui avaient besoin d’impressionner Ray,
Anelkaet Trezeguet. Un quart d’heure plus tard, le nouveau duo d’attaque plantait une première banderille sur un corner de
Malouda dévié par Trezegoal et catapulté dans le but par Nico. Le Turinois s’occupait ensuite de son compteur personnel avec deux nouveaux pions en 6 minutes, sur un centre de Sagnol et un tir repoussé de Malouda, histoire de donner un peu plus d’ampleur au score face au souffre-douleur du groupe G. Et
François Clerc se voyait lui aussi convié à la fête pour sa première cape avec les A.
Le tableau d’affichage aurait pu être encore plus flatteur pour les Bleus, alors que l’Ecosse et la Géorgie ont passé 6 buts à ces mêmes Iles Féroé, mais l’essentiel est là. L’équipe de France rejoint l’Ecosse, défaite par l’Ukraine, à la tête du groupe G. Au passage, Domenech a pu constater qu\'il tenait en Toulalan un sacré client au milieu de terrain.
Rendez-vous en mars pour le prochain match des Bleus, le 24 mars 2007 en Lituanie.