le Samedi 14 juin
- Innsbruck, en direct sur M6
(Coup d'envoi à 18h00)
Grâce à une victoire 2-1, obtenue à la dernière seconde grâce à un but de David Villa, face à la Suède à Innsbruck, l'Espagne a rejoint la Croatie, le Portugal et les Pays-Bas parmi les équipes déjà qualifiées pour les quarts de finale de l'Euro 2008. Malheureusement, la rencontre aura été loin de tenir toutes ses promesses entre des Ibériques à court d'idées et des Suédois recroquevillés dans leur camp. On crut pourtant le match débloqué quand
Fernando Torres ouvrait le score au quart d'heure de jeu, mais après l'égalisation de
Zlatan Ibrahimovic (34'), le rythme est désespérément retombé. Peu importe pour la Seleccion, l'essentiel est ailleurs : la voilà assurée de sa place parmi les huit meilleurs équipes d'Europe et toujours en course pour conquérir un trophée qui la fuit depuis 1964.
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Quel ennui... Entre deux équipes qui avaient impressionné lors de leurs premiers matchs, l'opposition promettait d'être passionnante. Que nenni. Espagnols et Suédois nous ont offert une rencontre bien terne en ce samedi après-midi à Innsbruck.
Pour ceux qui avaient choisi d'aller boire des coups en terrasse plutôt que de rester devant leur poste de télé, aucun regret à avoir. Car le spectacle n'aura en fait duré qu'un quart d'heure. Le temps pour l'Espagne de concrétiser sa bonne entame de match par un but de Torres, son premier dans la compétition (1-0, 15'). Puis plus rien.
Défense bancalePortés au pinacle après leur démonstration face aux Russes, on attendait vraiment mieux des hommes d'Aragones. Mais David Villa a été inexistant, ne surgissant du néant qu'à la dernière seconde pour qualifier les siens, les milieux Xavi et Iniesta auront multiplié les passes sans trouver la solution, et Torres aura - comme trop souvent - tenté de faire la différence tout seul.
Tout cela sans parler de la défense ibérique. Amputée de Puyol dès la 24ème minute, remplacé par Raul Albiol, elle aura une fois de plus confirmé toutes les réserves émises à son encontre. Marchena est limite, mais surtout Capdevila et Sergio Ramos auront montré des lacunes de placement et techniques sur les flancs qui font peur.
Une Suède à la grecqueMais on ne peut taper sur l'Espagne sans déplorer l'attitude suédoise. Il faut être deux pour faire un bon match, mais les Suédois, qui avaient pourtant fustigé l'option défensive choisie par les Grecs lors de leur entrée dans la compétition, n'auront rien fait de plus que les Héllènes.
Positionnés très bas et laissant le contrôle du jeu aux Espagnols, les hommes de Lars Lägerback n'auront essayé de créer du jeu que dans la foulée de l'ouverture du score ibérique. Et dès que Zlatan Ibrahimovic a égalisé, les Scandinaves sont retournés dans leur coquille pour ne plus jamais en ressortir. Pour ne rien arranger, Zlatan, sans doute gêné par son genou, est sorti à la mi-temps, remplacé par Rosenberg.
L'Espagne assure l'essentielBref, cette affiche qui promettait beaucoup aura accouché d'une souris. Remarquez, les Espagnols s'en soucient comme de leur premier contrôle. Après tout, eux sont déjà qualifiés et pourront profiter de leur dernier match face à la Grèce pour faire tourner leur effectif. Les Suédois, eux, devront montrer autre chose pour espérer aller plus loin.
Illustrations: Photo 1: Torres est félicité par Villa après son but.
Photo 2: Ibrahimovic, ici en équilibre, a marqué son deuxième but en deux matchs.
Crédits: SIPA