le Mercredi 18 juin
- Innsbruck, en direct sur TF1
(Coup d'envoi à 20h45)

Au bout d'une rencontre qu'elle aura dominée de la tête et des épaules, la Russie s'est qualifiée pour la première fois de sa courte histoire pour la deuxième phase d'une grande compétition en dominant la Suède 2-0 au stade Tivoli-Neu d'Innsbruck . Mis sur orbite par l'ouverture du score de
Roman Pavlyuchenko dès la 24ème minute, les Russes, jamais menacés, ont enfoncé le clou par l'intermédiaire du revenant
Andreï Arshavin en début de seconde période, et retrouveront ainsi les Pays-Bas en quarts de finale, pays d'origine de leur sélectionneur
Guus Hiddink. La Suède, quant à elle, quitte la compétition avec des regrets à l'image de sa star Zlatan Ibrahimovic
Marco Van Basten, eux qui devront se coltiner la troupe de leur compatriote Guus Hiddink en quarts de finale.
Car dans cette sorte de huitième de finale du Groupe D qui les opposait à la Suède, les Russes n'ont jamais donné l'impression qu'ils doutaient un seul instant de leur qualification, étalant insolemment leur facilité technique et leur pouvoir offensif impressionnant. Ils en ont même profité pour tordre le cou à cette fausse idée qui veut que mal commencer un tournoi finit toujours par une élimination prématurée.
Qui se souvient aujourd'hui que cette équipe avait débuté la compétition par une rouste face à l'Espagne (4-1) ? Dépassée par les Ibériques, la défense russe avait notamment sombré. Elle n'est pas forcément plus solide aujourd'hui, tant elle a été épargnée par une attaque suédoise diminuée par la forme physique précaire de sa star Zlatan Ibrahimovic.
Suède: Fin de générationEn revanche, leur attaque est sans conteste l'un des plus affolantes de ce tournoi. Renforcée par le retour d'Andreï Arshavin, suspendu lors des deux premiers matchs, elle a mis au supplice l'arrière-garde scandinave et sans un manque de réalisme flagrant, le score aurait pu être bien plus lourd pour la troupe de
Lars Lägerback. Leurs deux buts sont d'ailleurs des exemples de l'école russe. Jeu court, rapide, sens du collectif avant une finition mortelle par un joueur lancé face au but. Bref, du grand talent.
Pour la Suède, par contre, l'élimination sera sans doute dure à avaler. Lancé sur de bons rails par sa victoire initiale face à la Grèce (2-1), les coéquipiers d'
Henrik Larsson auront craqué, d'abord face à l'Espagne à la dernière seconde (2-1) puis donc face aux Russes. Cet échec marque sans conteste la fin d'une génération, celle des
Ljungberg, Larsson ou autres
Allbäck.
Les Russes, eux, n'en n'ont cure. Maintenant qu'ils ont atteint des cimes inexplorées pendant toute leur histoire, tout ce qui vient ne sera que du bonus. Et avec rien à perdre, ils n'en seront que plus dangereux. Non, vraiment Marco, on te souhaite bien du plaisir !
Illustrations - Photo 1: Arshavin s'en va célébrer son but sous le regard dépité du portier suédois Isaksson.
Photo 2: Henrik Larsson, prostré au coup de sifflet final, tire sa révérence sur une élimination au premier tour.
Crédit: SIPA