le Mardi 10 juin
- Innsbruck, en direct sur TF1
(Coup d'envoi à 18h00)
Pour son entrée en matière dans le Groupe D de dans l'Euro 2008, l'Espagne s'est facilement imposée face à la Russie 4-1 à Innsbruck, grâce notamment au premier triplé international de son attaquant valencien
David Villa (20', 44', 74'). Après la réduction du score, méritée, de Pavlyuchenko (81'),
Cesc Fabregas a parachevé le succès des siens dans les arrêts de jeu. Une première sortie convaincante donc pour les hommes de
Luis Aragones qui ont déjà un pied en quarts de finale avant de rencontrer la Suède le 14 juin prochain. Pour la Russie en revanche, le match face à la Grêce sera capital pour espérer se qualifier. Et au vu de la production des joueurs de
Guus Hiddink, le chantier est grand.
Plié en une mi-tempsDe cette rencontre, remake du premier match des deux nations à l'Euro 2004, on retiendra surtout les 45 premières minutes. Car c'est au cours de ce premier acte que la partie, équilibrée durant les vingt premières minutes, aura livré son verdict.
Les Espagnols montrèrent alors toutes les qualités qu'on leur connaît : possession de balle, redoublement de passes et patience infinie avant de trouver l'espace fatal. Ce n'était pas gagné d'avance pourtant, car les Russes, parfaitement organisés en bloc, leur posaient d'énormes problèmes au milieu.
Il fallut, comme souvent, une grosse erreur pour faire pencher la balance. Sur une longue passe en profondeur de Marchena, Kolodin, à la lutte avec
Fernando Torres, s'emmêlait les pinceaux, et offrait l'occasion au buteur de Liverpool de délivrer un caviar à
David Villa qui poussait le ballon dans le but vide (1-0, 20').
La Russie prise au piègeAssommés par cette ouverture du score, méritée mais dure à avaler, les hommes d'Hiddink réagirent bien. Mais Zyryanov, élu joueur de l'année dans son pays, trouvait le poteau sur un centre en retrait d'Anioukov qui avait troué toute la défense (23').
La Russie, mené au score et forcé de faire le jeu, se faisait alors des frayeurs à chaque contre ibérique ; Torres et Villa se régalant de la lenteur de l'axe central adverse Shirokov-Kolodin. Le duo enchaînait les occasions (23', 24', 27', 31'), et finissait par concrétiser la supériorité des leurs lorsque Villa, parfaitement servi en profondeur par
Iniesta, ajustait Akinfeev du pointu (2-0, 45').
Regard noir sur son banc, Hiddink décidait de tenter son va-tout en début de seconde période en changeant son système prudent (4-5-1) pour un 4-4-2 plus offensif. Les Russes posaient alors le pied sur le ballon mais peinaient à se procurer des occasions. Seule une frappe lointaine de Bilyaletdinov (59'), imité plus tard par Pavlyoutchenko (81'), faisaient passer des frissons dans le dos d'un Casillas pépère jusque-là.
David Mara-Villa!Mais à l'heure où le buteur du Spartak Moscou sauvait l'honneur de son pays en reprenant de la tête un corner (3-1, 86‘), Villa avait déjà parachevé sa balade en complétant son coup du chapeau d'un but de près, non sans avoir humilié à nouveau Kolodin d'un dribble (3-0, 74').
Cesc Fabregas remuait le carambar dans la carie russe en inscrivant le quatrième but de la Seleccion dans les arrêts de jeu, son premier personnel avec le maillot de la Roja. Une belle consolation pour le Gunner, sans doute déçu de débuter la rencontre sur le banc, barré par le duo
Xavi-Iniesta au milieu.
Attendu comme l'un des favoris de l'Euro, l'Espagne n'aura donc pas déçu. Reste aux hommes d'Aragones de confirmer dans les jours qui viennent car, on le sait, ce n'est jamais le premier tour des grandes compétitions qui leur posent problème.