le Mercredi 12 septembre
- Parc des Princes
(Coup d'envoi à 21h00)
Le cauchemar de Glasgow a ressurgi ce mercredi au Parc des Princes. Comme à l’aller, l’équipe de France a dominé stérilement des Ecossais héroïques défensivement et s’est fait surprendre en seconde période sur une frappe de McFadden (67e), le Kostadinov scottish. Un résultat catastrophique qui relègue les Bleus à la troisième du groupe B, derrière l’Ecosse et l’Italie, qui s’est imposée en Ukraine (2-1).
McFadden (à droite) a encore fait mal à l'équipe de France (crédits : Panoramic)
McFadden aka Kostadinov
Lorsque la FFF annonça que l’équipe de France ferait son grand retour au Parc des Princes, pour cause de Rugby World Cup, une vieille superstition de footeux m’avait interdit de revenir sur l’historique des Bleus dans cette enceinte. Certes, le Parc c’est France – Espagne 84, Arconada et le sacre de Platini. Mais c’est aussi cette maudite frappe de Kostadinov qui a privé les Tricolores de la World Cup 1994. Et l’Ecosse, déjà auteur d’un hold up parfait à l’aller, avait comme un faux air de Bulgarie à l’heure de venir jouer la seconde manche chez les vice-champions du monde.
Ce qu’on n’osait imaginer s’est donc produit. Les Scots ont refait leur coup de Glasgow, opposant une défense de fer et un défi physique intense aux Frenchies. Et c’est encore ce diable de McFadden, oublié par la défense française sur un dégagement de Gordon, qui s’est mué en bourreau des Bleus en décochant une frappe de 25 mètres que la main molle de
Mickaël Landreau ne parvenait pas à détourner de sa route (67e). A deux minutes près, un timing identique à celui du match aller (65e).

Comme à l'aller, Trezeguet n'aura quasiment pas vu le ballon du match (crédits : Panoramic)
Petit pont sur Malouda
En première mi-temps, on crut pourtant que les Bleus parviendrait à marquer ce premier but si important dans une rencontre de ce type. Celui qui fait sauter le verrou et met à mal la stratégie adverse. Mais après un premier quart d’heure rythmé, Le temps d’une reprise du gauche non cadrée de
David Trezeguet (15e) et d’une frappe peu appuyée de
Florent Malouda (17e), le piège écossais s’était déjà refermé sur les Français. Des ‘Ole, Ole’ descendaient des tribunes du Parc sur les possessions des Scots et McFadden s’offrait un petit pont sur Malouda et un grand pont sur
Patrick Vieira avant la pause.
Au retour des vestiaires, la France eut encore un bon quart d’heure mais manquait de solutions pour faire chavirer le bloc adverse. Il aurait sans doute fallu plus passer par les flancs. Mais
Eric Abidal et
Lassana Diarra, trop faibles offensivement, ne semblaient pas en mesure de remplir ce rôle. Les débordements incessants de
Franck Ribéry et les décrochages de
Nicolas Anelka auraient tout de même mérité meilleur sort. Mais il y eut toujours le pied d’un défenseur, la main de Gordon où une imprécision tricolore pour faire échouer leurs tentatives.
72% de possession et alors ?
Avec les entrées successives de
Samir Nasri à la place de Vieira (70e) et de
Karim Benzema à la place de Abidal (78e), Domenech tenta bien le tout pour le tout. Mais il n’est pas dit qu’en rejouant l’Ecosse dans trois jours, la France lui marque enfin un but. A l’image de l’Argentine en Rugby, cette équipe savait comment battre les Bleus et a su profiter d’un moment d’égarement pour exécuter son plan. Les 72% de possession des hommes de Raymond Domenech n’ont donc servi à rien. Ce qui nous rappelle que c’est lorsqu’elle voit moins le ballon que l’équipe de France est la meilleure.
Le choc est terrible et oblige quasiment les Français à réalisé un carton plein lors des trois prochains match qui vont l’opposer aux Iles Féroé, à la Lituanie et à l’Ukraine, un déplacement qui promet d’être chaud bouillant. A croire que Domenech voulait donner raison à sa prophétie qui disait que tout se jouerait sur ce dernier match.