le Mercredi 31 octobre
- Stade Mestalla
(Coup d'envoi à 21h00)
Le Real n’a pas fait de détail à l’occasion de son déplacement à Valence, équipe meurtrie par ses deux dernières défaites face à Rosenborg (0-2), en Ligue des champions, et au FC Séville (0-3), en championnat, qui ont précipité le départ de l’entraîneur Quique Sanchez Flores. Raul, Van Nistelrooy par deux fois, Sergio Ramos et Robinho ont pu profiter de l’hospitalité locale, livrant notamment une première période de rêve avec un Guti impérial à la baguette.
En fin rencontre, Angulo sauva l’honneur des siens. Si l’on peut dire. Ronald Koeman, le nouvel entraîneur du club che qui pourrait être présenté vendredi, a du plain sur la planche.
En se débarrassant de son entraîneur Quique Flores à trois jours d’un choc face à un Real en pleine forme et en tête de la Liga, le président Bautista Soler savait sans doute qu’il prenait un risque. Avec Oscar Fernandez, l’entraîneur de la réserve, sur le banc en attendant l’arrivée de Koeman et une infirmerie bien remplie, Valence avait en effet peu de chances de créer l’exploit face à la meilleur équipe à l’extérieur du championnat espagnol. De la à prendre une manita (défaite avec cinq buts encaissés) à Mestalla, il y a des limités à ne pas dépasser.
Guti des grands soirs
5-1 à la maison, on avait évidemment connu mieux comme choc psychologique. Flores était coupable, entre autre, d’avoir déjà perdu trois fois à domicile depuis le début de la saison (Villarreal, Espanyol, FC Séville). Mais il faudra plus qu’un changement de technicien pour redonner un semblant d’esprit d’équipe au Valencia, tant les joueurs parurent perdu sur le terrain au cours d’une première mi-temps qui s’apparenta pour eux à un long calvaire. D'autant de l'entraîneur d'un soir avait opté pour un milieu réduit avec le très offensif
David Silva à la récupération.
Au bout de 40 secondes de jeu, le Real menait déjà au score sur une frappe sans contrôle de Raul au raz du poteau, bien décalé par
Robinho. Avec
Wesley Sneijder sur le banc et
Fernando Gago titulaire, les Merengues déroulait tranquillement leur jeu, sous la direction d’un Guti des grands soirs qui alternait jeu long et jeu court et trouvait ses coéquipiers avec une facilité déconcertante. Après 20 minutes de pause, une pluie de buts allait donc s’abattre sur Valence, avec un doublé de
Ruud van Nistelrooy, qui lobait Hildebrand (24e) puis reprenait un centre de Robinho (36e), entrecoupé d’une superbe frappe en angle fermé de l’excellent Sergio Ramos (29e), repositionné latéral droit.
A la Federer
A 4-0 à la pause, l’affaire était bien sûr entendue et il n’allait plus se passer grand chose. Angulo (58e) parvenait tout de même à faire plier
Iker Casillas, mais ce dernier se montrait par ailleurs impérial et Robinho éteignaient les derniers espoirs valencians (64e). L’entraîneur madrilène Bernd Schuster, qui avait comparé le jeu de son équipe à celui de Federer cette semaine, a donc été servi. Même si Raul Albiol a privé l’Allemand d’un score de tennis en commettant une faute sur Robinho en position de dernier défenseur, laissant ses partenaires terminer la rencontre à dix.
"
Ce que montre actuellement l’équipe et ce qu’on a vu ce mercredi, c’est ce qui nous a poussé à prendre cette décision [limoger Flores]", a commenté le président du Valencia après la rencontre. "
Maintenant nous avons engagé une personne qui va imprimer cette culture de la victoire." Koeman sait ce qu’il lui reste à faire. Bon courage à lui.