le Dimanche 26 novembre
- Stade Mestalla, en direct sur Sport +
(Coup d'envoi à 19h00)
A l'italienne
Entre le Valence de Quique Florez et le Real Madrid de Fabio Capello, il ne fallait pas s’attendre à un grand spectacle du côté du stade Mestalla. L’affiche était pourtant belle avec deux formations qualifiées pour les huitièmes de la finale de la Ligue des champions. Mais la tension a pris le pas sur le jeu et ce choc a donc accouché d’une bataille tactique et physique plus proche de la Série A que de la Liga qui a tout de même permis aux Madrilènes de s’assurer une précieuse victoire sur un éclair de
Raul.
La "faucheuse d'or"
Quelques minutes après le coup d’envoi,
Fabio Cannavaro s’était chargé du problème
David Villa en lui assénant un tacle musclé. L’Italien se voyait sanctionné d’un jaune et l’Espagnol restait sur le carreau. Mais c’est plus probablement le retour prématurée de Villa qui était la cause de sa rechute. Quique Florez commetait une seconde remplacé erreur en le remplaçant par Vicente, laissant son équipe sans véritable avant-centre. Ceci peut expliquer que la domination des Valencians soit demeurée stérile. Il était toutefois curieux de voir
Fernando Morientès se morfondre sur le banc pendant qu’Angulo, Vicente et Sylva gâchaient allègrement les occasions qui se présentaient à eux.
Raul surgit
Le Real, de son côté, n’a pas eu besoin de trente-six ballons pour trouver le chemin des filets. Après deux tentatives ambitieuses de
van Nistelrooy (18e), en angle fermé, et
Robinho (24e), de volée sur une ouverture extérieur du pied de Diarra, Raul a surgit pour sauver les siens. Servi en profondeur par Reyes,
Roberto Carlos trouvait son capitaine au premier Poteau qui trompait Canizares d’un plat du pied imparable (51e). Madrid prenait l’avantage contre le cours du jeu et allais conserver le score jusqu’au bout malgré une dernière occasion une nouvelle fois manquée par Angulo.
Après cinq mois sur le banc de la "Maison Blanche", le style Capello commence à fonctionner car les joueurs y adhèrent enfin. Mais la route est encore longue pour les joueurs de la capitale espagnole et ce Real en mode commando déployé à l’extérieur ne saurait être exhibé à Santiago Bernabeu.