Après deux matchs nuls encourageants face à Anderlecht (1 - 1) et au Milan AC (0-0), Lille s’apprête à recevoir l’AEK Athènes, lors de la troisième journée de Ligue des Champions.
Pour les dogues, cette confrontation avec le club athénien est une bonne occasion d’engranger des points face à l’adversaire identifié comme le plus faible du groupe. Un succès placerait idéalement les hommes de Claude Puel dans l’optique d’une qualification au deuxième tour, objectif affiché des Lillois au début de saison.
Face à l’AEK, le LOSC comptera sur son attaquant ivoirien Abdoul Kader Keita et sur son gardien de but sénégalais Tony Silva, tout deux très en vue face à Milan.
Cotés grec l’objectif sera de ne pas perdre, pour conserver une chance d’atteindre les huitièmes. L’entraîneur espagnol Lorenzo Serra Ferrer pourra s’appuyer sur deux champions d’Europe des Nations 2004 Traianos Dellas et Vassilios Lakis, ainsi que sur l’ancien monégasque Vassilis Zikos.
Résumé du match
Après avoir serré les fesses pendant six matchs (1 but marqué, 1 but encaissé) lors de sa première campagne de Ligue des champions, le LOSC de Claude Puel nous a enfin fait vibrer dans la reine des compétitions. 3 buts en un match, tous dans le jeu, les Dogues ont lâché la bride qui les avait empêchés jusque-là de se libérer au plus haut niveau. Les voilà relancés dans la course à la qualification avec 3 points d’avance sur le troisième, Anderlecht. Même s’ils devront se déplacer deux fois (à Athènes et à Milan) lors des trois derniers matchs.
Il fallait une étincelle aux Lillois et elle peut-être venue, dans un premier temps, d’un arrêt décisif de Tony Sylva. Plus tôt dans le match, il avait failli se prendre un but sur un dégagement contré mais réalisait là une parade énorme sur un tir de Julio Cesar qui filait droit dans sa lucarne.
L’autre étincelle est venue, comme on pouvait s’y attendre, d’une des grandes révélations de ce début de saison, Kader Keita. Sur deux actions jumelles, l’Ivoirien donnait le tournis au côté gauche de la défense grecque et centrait en retrait pour des reprises de Robail et Cabaye. Lors des matchs précédents, il n’y avait personne, ou presque, pour reprendre ces ballons.
Cette présence offensive tant réclamée mais parfois incompatible avec les préceptes défensifs a ici porté ses fruits. En fin de match, Jean II Makoun était même en position d’avant-centre pour recevoir un ballon à l’entrée de la surface, faire deux crochets et marquer entre les jambes d’un défenseur.
L’égalisation d’Ivic, intervenue après le but de Robail sur un superbe enchaînement contrôle frappe, explique aussi cette furie offensive en seconde mi-temps. Puni pour avoir relâché la pression, Lille a lâché les chevaux pour arracher un succès vital dans l’optique de la qualification en huitièmes de finale. Face à un adversaire plus relevé, les petits cafouillages et les occasions ratés en début de match qu’on a vu face à l’AEK seront payées cash.