le Mercredi 11 avril
- Allianz-Arena
(Coup d'envoi à 20h45)
Les Milanais ont donc offert à Paolo Maldini un peu de rab sur la scène européenne. A 38 ans, le légendaire défenseur italien disputait ce soir son 133ème(!) match de Ligue des Champions. Et les indicateurs d’avant match lui prédisaient plutôt la fin de sa carrière continentale.
Le Bayern démarre fort
Invaincu à l’Allianz Arena en Coupe d’ Europe, fort du match nul 2 - 2 ramené de Milan, le Bayern Munich se présentait en position de force avant ce match retour. Mais c’était sans compter sans les incroyables ressources mentales, physiques et psychologiques de la vieille garde milanaise.
Pourtant, c’est bien les Allemands qui rentraient le mieux dans le match. Positionné assez haut, ne voulant laisser aucun espoir à leurs adversaires, les hommes d’Ottmar Hitzfeld s’attachaient à mettre la pression d’entrée.
Ainsi, le jeune Andreas Ottl inquiétait par deux fois Dida sur des frappes lointaines (4’, 13’), imité par Roy Makaay (10’). Le portier brésilien sortait même un arrêt de grande classe devant
Lukas Podolski, servi sur la gauche de la surface à la suite d’une magnifique action collective (12’).
Et quand le gardien milanais était enfin battu sur un centre de Mark van Bommel et une reprise de Christian Lell au deuxième poteau, c'est un Massimo Oddo vigilant qui sauvait sur la ligne.
Le show Seedorf
Mais hormis ce quart d’heure initial intéressant et joué sur un rythme effréné, les Munichois devaient se rendre à l’évidence : Ce Milan-là, même âgé, est coriace.
Déjà alerté du danger sur une tête de
Filippo Inzaghi bien arrêté par
Oliver Kahn (21’), les hôtes allaient s’incliner sur une action de classe de
Clarence Seedorf. Le Hollandais, servi par
Kakà à l’entrée de la surface, embarquait toute la défense sur un crochet extérieur avant d’ajuster Kahn d’une frappe croisée imparable (1-0, 27’).
Ayant pris le contrôle du match, les hommes de
Carlo Ancelotti n’allaient pas relâcher l’étreinte. Quatre minutes plus tard, Inzaghi filait seul au but à l'extrème limite du hors-jeu, suite à une déviation magique en talonnade de Seedorf, et s’en allait battre un Kahn impuissant (2-0, 31’). Sonnés, les Munichois tentaient bien de réagir, mais les Milanais, repliés dans leurs 30 derniers mètres, restaient les plus dangereux en contre.
Santa Cruz, Pizarro: Jokers inutiles
Forcé de marquer trois fois pour se qualifier, le boss munichois Ottmar Hitzfeld lançait
Roque Santa Cruz à la place d’Ottl après la pause. Revigoré, le Bayern prenait d’assaut les cages milanaises, pilonnant Dida de frappes lointaines. Van Bommel, véritable patron au milieu de terrain, tentait sa chance plusieurs fois (57’,63’,71’,85’), mais sans réussite.
Contraint de défendre, le Milan souffrait mais ne rompait pas. Il passait même tout près du troisième but sur une action exceptionnelle de Kaka dans la surface sauvé in extremis par Kahn (65’).
Claudio Pizarro avait beau relevé Roy Makaay à l’heure de jeu, rien n’y changeait. Gérant la fin de rencontre, avec au passage un nouveau sauvetage de Dida devant
Daniel Van Buyten (90’+2’), Milan tenait bon, signant un authentique exploit.
Milan: L'honneur latin en jeu
Seul représentant du football latin en demi-finales face à l’armada anglaise, le Milan donnera sûrement du fil à retordre à Manchester United, dont le coach
Alex Ferguson était présent dans les tribunes pour observer son futur adversaire. Pas sûr que ce qu’il a vu l’ait rassuré.