le Mardi 24 avril
- Old Trafford
(Coup d'envoi à 20h45)
Si Manchester United ne soulève pas la Coupe aux grandes oreilles, le 23 mai prochain à Athènes, on retiendra tout de même que cette équipe généreuse nous a fait vibrer comme rarement. Partis sur les chapeaux de roues, les Red Devils ont rapidement mené au score sur un but heureux de
Cristiano Ronaldo (6e) avant de sombrer sur deux actions de l’intenable
Kakà (22e, 37e). Mais si sa générosité lui joue parfois des tours, elle a permis à Man U de trouver les ressources pour arracher la victoire dans les arrêts de jeu grâce à un doublé de
Wayne Rooney (59e, 90e +1). Un scénario haletant, de ceux qui nous rappellent pourquoi on aime le football.
Dida dans ses œuvres
Privés des trois quarts de son arrière garde, Sir Alex Ferguson s’en était donc remis au bon vieux précepte du "la meilleure défense c’est l’attaque" pour tenter de bousculer le Milan AC. Le début rencontre allait lui donner raison dès la 4e avec une ouverture de Fletcher pour Rooney dont la frappe était contrée par
Alessandro Nesta. Sur le corner,
Cristiano Ronaldo plaçait une tête qui percutait le torse de
Dida. Le ballon partait en cloche au dessus du portier brésilien qui le déviait dans ses buts sous la pression de
Gabriel Heinze. Pas vraiment l’entame de match dont rêvait Carlo Ancelotti.
C.R. 1 - Kaka 2
En déclarant cette semaine qu’il possédait l’actuel meilleur joueur du monde en la personne Cristiano Ronaldo, on ne sait pas si Ferguson a piqué au vif Kaka. Toujours est-il que la perle milanaise, déjà naturellement motivée dans ce genre de rencontre, a éclaboussé de son talent la pelouse d’Old Trafford en réponse au but du mancunien. Sur un premier service dans l’axe de
Clarence Seedorf, son contrôle lui permis de trouver l’espace pour ajuster
Edwin van Der Sar d’une frappe croisée du gauche (1-1, 22e). Un quart d’heure plus tard, sur un contre consécutif à un ballon perdu par C.R., il prenait le meilleur sur Fletcher puis enrhumait Heinze et
Evra avec un coup du sombrero et un grand pont de la tête conclus tout en sang froid par un plat du pied imparable (2-1, 37e). Du grand Kaka.
Double peine
Alors que Milan semblait avoir le match en main, les sorties sur blessure de Maldini (46e) et
Gattuso (53e) en début de seconde période sont venus enrayer la belle mécanique des Rossoneri. La sanction ne tarda pas à tomber sur une louche de
Paul Scholes à destination Rooney, dans la surface, qui contrôlait et égalisait de près (2-2, 59e). La pression augmentait sur les cages de Dida mais le tant décrié portier milanais veillait au grain pour détourner une reprise de Fletcher (62e) tandis que ses partenaires multipliait les fautes dans l’espoir de repousser l’échéance sans que Giggs ne puisse convertir ses tentatives (coup franc à côté, 70e, et dans les mains de Dida, 74e).
La légende du Nou Camp
Lorsqu’on affronte une équipe comme Manchester, nourrie par la légende de la finale de la Ligue des champions 1999 remportée au Nou Camp face au Bayern (2-1) avec deux buts dans les arrêts de jeu, il faut s’attendre à tout. Y compris à un ballon anodin transformé en contre-attaque mortelle par
Ryan Giggs. Après un contre-favorable, l’inusable gallois servait Rooney dans l’intervalle qui battait une seconde fois Dida d’un tir soudain au premier poteau (3-2, 90 +1). Le suspens est donc à son comble pour la seconde manche qui se jouera le 2 mai à San Siro. De quoi espérer à nouveau du grand spectacle.