le Mercredi 25 avril
- Stamford Bridge
(Coup d'envoi à 20h45)
Voilà un match facile à résumer. Comme souvent, l’adversaire a eu le ballon. Comme souvent il s’est heurté au mur dirigé par
John Terry. Et comme souvent, Chelsea a gagné grâce à un exploit de
Didier Drogba.
Chelsea, vainqueur en puissance
Ce n’est pas un hold-up, non. Juste la confirmation que l’armada de
José Mourinho possède bien deux atouts qui en font un vainqueur de la Champions League en puissance : la solidité défensive et des joueurs de talents pour faire la différence.
Certes, le jeu n’est pas brillant, et Liverpool pourra regretter de ne pas avoir concrétisé par un précieux but à l’extérieur ses quelques opportunités, mais Chelsea sait parfaitement gérer ses temps forts et ses temps faibles. Et en cela, c’est lui qui dicte le rythme du match.
Les Blues tranchant d'entrée
Sous les yeux de leur patron Roman Abramovitch, les Londoniens démarrent d’ailleurs le match tambour battant. Liverpool recule devant la pression des locaux et José Manuel Reina sort miraculeusement une volée à bout portant de
Frank Lampard (8ème). Le ton est donné.
Par bribes, Liverpool parvient à réagir, notamment par Boudewijn Zenden qui donne le tournis à
Paulo Ferreira sur le flanc gauche. Mais c’est bien Chelsea qui multiplie les occasions.
Drogba encore et toujours
Didier Drogba, dans tous les bons coups, finit par faire la différence tout seul à la 29ème minute. Servi en profondeur par
Ricardo Carvalho sur une contre-attaque supersonique, l’Ivoirien accélère devant Daniel Agger ; puis, arrivé dans la surface, il revient à l’intérieur sur un dribble à la
Cruyff avant d’offrir un caviar dégusté par un
Joe Cole à l’appel délicieux.
Logique, cet avantage au score crispe bizarrement les coéquipiers de Terry. Dès lors, c’est Liverpool qui a le monopole du ballon, sans doute piqué au vif par l’ouverture du score. Chelsea se contente de défendre, avec toujours le souci de négocier au mieux ses rares occasions de contre.
Cech au diapason
La mi-temps ne change rien à cet état de fait. Pire pour les locaux, les dix premières minutes sont totalement à l’avantage des hommes de
Rafael Benitez. Point d’orgue de cette domination, une volée du gauche de
Steven Gerrard qui force
Petr Cech à un arrêt exceptionnel (53ème).
L’entrée de
Peter Crouch en lieu et place de
Craig Bellamy (52ème) permet aux visiteurs de mieux varier ses attaques, mais ces dix minutes passés, Chelsea retrouve son calme et rien ne semble plus pouvoir perturber la quiétude du duo Ricardo Carvalho-Terry, bien protégé par un
Claude Makelele de retour comme titulaire.
Avantage Chelsea
Sans jamais renoncer, Liverpool tente bien par de longues séquences d’approche d’enrayer la machine. Mais les hôtes les ramènent rapidement à la raison en se montrant à nouveau dangereux en contre.
Par deux fois, d’abord sur une volée de Lampard superbement détournée par Reina (81ème), puis sur une tête de Drogba dans les arrêts de jeu, Chelsea passe tout près de doubler son avance.
Le score en reste finalement là, sans que les hommes de Mourinho aient tué tout espoir chez leurs adversaires. Liverpool méritait d’ailleurs de conserver une chance de pouvoir inverser la tendance dans six jours dans leur fief. Chelsea, de son côté, a un pied en finale mais se doit de rester prudent. Tout le monde sait qu’à Anfield, tout est possible.