le Mardi 06 novembre
- Stade Do Dragao
(Coup d'envoi à 20h45)
A la peine en championnat, l'Olympique de Marseille a chuté pour la première fois de la saison en Ligue des Champions sur la pelouse du Porto FC (2-1). Les Olympiens, meilleurs dans le jeu mais coupables d'erreurs défensives fatales sur les deux buts portugais de Sektioui (27') et Lisandro (78'), étaient pourtant bien revenus dans le match grâce à
Mamadou Niang en début de seconde période (47'). Porto prend la tête du Groupe A à son adversaire du soir avec huit points, une longueur devant l'OM. Liverpool, qui a pulvérisé Besiktas à Anfield (8-0, record de la compétition) est troisième, devant le club turc auquel Marseille rendra visite dans quinze jours.
Onze inédit
Violemment chahutés par leur président Pape Diouf en début de semaine, les Marseillais se présentaient dans une formation inédite sur la pelouse de l'Estadio do Dragao.
Djibril Cissé, remplacé par Niang en pointe,Boudewijn Zenden, suppléé par Ayew dans le couloir gauche, et
Benoît Cheyrou, à qui
Eric Gerets avait préféré Modeste M'Bami, prenaient ainsi place sur le banc.
En manque de confiance depuis le début de la saison, on craignait une entame de match difficile pour les Olympiens. On avait tort. Dans le sillage d'un
Lorik Cana toujours exemplaire, l'OM se montrait au niveau.
Bonne entame
Mieux, le capitaine olympien montrait la voie à suivre en inquiétant Helton d'une frappe du gauche à la suite d'un ballon récupéré haut (4'). Dans la minute suivante,
Mathieu Valbuena déboulait coté gauche et forçait la défense portugaise à se dégager en catastrophe, preuve de l'envie marseillaise.
En face, Porto était plutôt emprunté, à l'image de sa star
Ricardo Quaresma, incapable comme à l'aller de prendre le meilleur sur Laurent Bonnart.
Le chef d'œuvre de Sektioui
Mais en Ligue des Champions, la moindre négligence se paye cher. D'une nonchalance coupable à 50 mètres de son but,
Taye Taiwo laissait filer un Sektioui lancé à pleine vitesse. Le Marocain filait ensuite entre
Gaël Givet et
Julien Rodriguez en plein concours d'apathie, avant de dribbler
Steve Mandanda et de parapher son œuvre en poussant le ballon dans le but vide (1-0, 27').
Assommés par cette ouverture du score, les hommes de Gerets ne réagissaient qu'en toute fin de mi-temps par Niang, mais ce dernier ne trouvait que le petit filet sur un bon service de Samir Nasri (44').
Niang relance l'OM
Heureusement pour l'OM, le Sénégalais était plus en réussite juste après la reprise. Il reprenait d'une tête plongeante-piquée un centre de Bonnart venu de la droite au bout d'une belle action collective (47', 1-1).
Très bien revenus dans la rencontre, les Marseillais passaient même tout près de prendre l'avantage sur une tête décroisée de Cana qui frôlait le poteau gauche portugais (56'). Mais alors qu'ils avaient pris le dessus sur leur adversaire, ils subissaient un coup dur avec la sortie forcée de Niang, blessé à la cuisse gauche, et remplacé par Cissé (62').
La chance de l'OM était passée. Car Porto, poussé par un public fervent, sortait de sa torpeur.
Lisandro porte l'estocade
C'est d'abord le capitaine Bruno Alves qui ratait de peu le cadre de la tête (70'). Puis Lisandro Lopez qui touchait le haut de la transversale dans le même exercice sur un centre d'un Quaresma enfin réveillé (71').
Le même duo faisait finalement la différence quelques minutes plus tard. Sur la gauche, Taïwo, encore aux abonnés absents, regardait Quaresma ajuster son centre que Lisandro catapultait du crâne dans la lucarne gauche de Mandanda (2-1, 78').
Besiktas, prochain rendez-vous
C'en était fini des espoirs de bon résultat marseillais. Pire,
Hélder Postiga (81'), Fucile (84') et Lisandro (85'), encore lui, manquaient de peu de corser l'addition.
Si cette défaite n'entame pas encore les espoirs de qualification de l'OM pour la deuxième phase de la compétition, elle force tout de même les Marseillais à aller impérativement prendre des points dans l'enfer du stade de Besiktas lors de la prochaine journée. Ce sera dur, mais le mieux entrevu ce soir à Porto est peut-être le signe d'un renouveau durable.