le Mercredi 24 octobre
- Stade Vélodrome
(Coup d'envoi à 20h45)
Pendant plus d'une période, l'Olympique de Marseille s'est fait malmené pour finalement repartir avec le point du match nul face au FC Porto. Tout d'abord incapables de structurer leur jeu, les pitchounes ont su relever la tête en deuxième période et marquer par l'intermédiaire de
Mamadou Niang sur une passe de
Cissé (69e). Mais dix minutes plus tard,
Mandanda commettait une faute certaine dans sa surface. Le penalty qui en résultait était aussitôt transformé par Gonzalez. Les trois points de la victoire n'étaient donc pas loin, mais la défaite aurait pu touché le Vélodrome ce soir.
45mn de pur cauchemar
Porto l’avait déclaré avant la rencontre : la formation lusitanienne venait en terres marseillaises avec la ferme intention de chercher un résultat. D’ailleurs, il ne fallait pas attendre bien longtemps pour s’apercevoir que les Portugais n’avaient pas menti. Tout d’abord au pressing, les Français reculaient rapidement face à des dribbles ravageurs.
Beaucoup plus puissants, plus techniques, capables de jouer tranquillement mais aussi de transmette de longues transversales de toute beauté, les Dragons imposaient leur loi sans toutefois marquer…et ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Dès la 9e, Boswinga transperçait cinq défenseurs olympiens pour repiquer pour Meireles qui tirait une cacahuète touchée par Mandanda et atterrissait finalement sur le montant droit. Par la suite, le même joueur remettait ça. Reprenant une passe de Lucho Gonzalez, le milieu claquait une demi-volée magistrale qui s’échouait sur ce même poteau.
Des sauveurs parmi les Marseillais
En face, l’OM ne faisait pas fière mine. Totalement asphyxiée, l’équipe de Gerets ne trouvait pas de solution pour ses porteurs de ballon, ne bougeait pas, restant tétanisée par l’assaut adverse. Aucune participation n’intervenait entre milieux et défenseurs et, pis que tout, Marseille se faisait constamment chipé le ballon, la faute à son manque cruel de précision dans ses transmissions.
Heureusement que Bonnart était dans le coup. Sans cela,
Ricardo Quaresma avec sa puissance et ses dribbles à en faire pâlir plus d’un, aurait pu foncer droit au but. Sans jamais se livrer, le Français aura accomplit un match parfait, ne cédant jamais et ne faisant aucune faute face à un Portugais de plus en plus nerveux et de moins en moins en vue.
Au final de cette horreur subie durant 45 longues minutes, les Marseillais n’auront tiré que par deux fois au but sans pour autant se créer la moindre occasion. Autant dire qu’il fallait se réveiller dès le deuxième acte.
De la peur puis de l’espoir
Au retour de vestiaire, les Provençaux ne rassuraient pas. Dès la 46e, Lisandro Lopez reprenait un centre parfait de Bosingwa de la tête. Tenant la barraque durant un long moment, Mandanda s’interposait de nouveau d’une énorme claquette. A la 49e,
Gael Givet trop partisan de l’axe mais tout aussi décisif dans cette rencontre, laissait Quaresma seul qui dévissait heureusement sa frappe. Une minute plus tard, Zubar laissait partir Postiga en contre-attaque. Face à un Mandanda encore bien placé, le Dragon trouvait le petit filet.
Puis, peu à peu, les Olympiens reprirent du poil de la bête, à l’image de Niang qui, sur un décalage de Valbuena, frappait mais sans aucune réussite face au portier Hilton. Plus soudés, plus combatifs, les 17e de L1 allaient enfin trouver la faille. N’ayant pas touché un ballon depuis 10mn, Cissé en profitait pour transmettre un centre à terre que Niang reprenait au premier poteau pour un but plein de réalisme. Alors que le Sénégalais avait touché 30 ballons et en avait perdu 19 en première période, il donnait enfin l’avantage aux siens.
Un OM aux jambes lourdes
Puis, alors que Porto se mettait à commettre des erreurs et des fautes, Mandanda sortait sur une passe en profondeur pour finalement agripper le pied de Lisandro Lopez. L’Argentin Lucho Gonzales s’empressait de transformer son penalty en trouvant le petit filet.
Même si l’OM commençait à encaisser le coup, le match allait tout de même s’équilibrer sans pour autant qu’il y ait de grandes occasions. Avec un retour défensif devenu plus laborieux des deux côtés, les espaces se créaient, laissant le passage à dix minutes d’essuie-glace intempestif. Mais le score en restera finalement à ce nul de 1-1.
Avec la défaite de Liverpool à Besiktas, l’OM garde cependant la tête de son groupe avec deux points d’avance sur leur adversaire du jour. Même s’ils peuvent aujourd’hui remercier la Bonne Mère, les Olympiens devront se surpasser dans 15 jours puisqu’ils se rendront au stade du Dragon, chez des Portugais à la soif de revanche.