le Mercredi 07 novembre
- Stade Gerland
(Coup d'envoi à 20h45)
Condamné à vaincre pour continuer à rêver aux huitièmes de finale, Lyon a rempli son contrat en s’imposant 4-2 devant les Allemands du VfB Stuttgart grâce à un doublé d’
Hatem Ben Arfa (6e, 38e) et des buts de
Kim Källström (15e) et
Juninho (90e + 4). A l’aise offensivement, la formation d’Alain Perrin s’est toutefois montré fébrile défensivement en concédant deux nouveaux buts en C1 et aurait pu sombrer si Rémy Vercoutre n’avait pas détourné un penalty d’Hitzlsperger à 3-2.
Malgré le succès du Barça face aux Glasgow Rangers, l’OL reste donc dans l’obligation de remporter ses deux derniers match, dont la réception du Barça dans quinze jours, pour être sur de terminer à la seconde place de son groupe. A moins que Stuttgart ait la bonne idée de faire misères aux Ecossais devant leur public.
Ben Arfa, auteur d'un doublé, a encore montré l'étendu de son talent - crédits : Panoramic
Källström enrhume
Dès le coup d’envoi, Lyon s’appliqua à soumettre les Allemands à un pressing haut qui leur permis de porter rapidement le danger sur les buts de Schaffer. Conséquence, après seulement six minutes de jeu, Ben Arfa concluait une superbe mouvement lyonnais (dont une déviation en aile de pigeon de Benzema) d’une frappe déviée par un défenseur adverse (1-0). La domination lyonnaise ne se démentait pas et Kim Källström, suite à un bon travail de
Sidney Govou à droite, enfonçait le clou sur un enchaînement feinte de frappe du gauche, tir du droit qui ne laissait aucune chance au portier teuton (2-0, 15e).
A partir de là, Stuttgart devait marquer trois fois pour rester en course pour la troisième place du groupe et on aurait pu penser que le match était plié. C’était oublier que dans la Bundesliga, on s’y connaît en scores fleuves et en remontées fantastiques. Dans la foulée du but de Källström, Stuttgart profitait ainsi de l’euphorie des locaux pour réduire la marque sur une frappe lointaine de Hitzlsperger mal repoussée par Rémy Vercoutre, que
Mario Gomez convertissait sans trembler (2-1, 16e).
Ben Arfa show
Revigoré par ce but, les Allemands reprenaient du poil de la bête et Vercoutre devait s’employer pour intercepter un centre de Cacau (21e) et détourner deux tirs de Fernando Meira (24e) et Khedira (28e). Mais une fois l’orage passé, Ben Arfa sortait un tour de magie de son chapeau : crochet en talonnade dans la surface suivi d’une frappe du droit en lucarne (37e).
Pas toujours au top, Rémy Vercoutre a été ce soir décisif, arrêtant notamment le penalty de Hitzleberger - crédits : Panoramic
Vercoutre enlève ses mouffles
Au retour des vestiaires, Mario Gomez jetait pourtant un nouveau coup de froid sur Gerland en reprenant un centre d’Andreas Beck (3-2, 56e). Et le pire était à venir avec un penalty inexistant sifflé contre Fabio Santos pour une faute sur ce même Gomez. Mais Vercoutre détournait parfaitement le tir de Hitzleberger (59e), s’imposant comme le grand bonhomme de la seconde mi-temps.
Et maintenant, le Barça...
Si le dernier but inscrit par Juninho, sur un contre mené par
François Clerc, donne une certaine ampleur au score final, l’OL est donc passé à côté de la correctionnelle. Et il ne faudra pas retenir de ce match que le coup de génie de Ben Arfa pour bien préparer la venue du Barça à Gerland, mais aussi les carences défensives d’une équipe toujours orpheline du duo Coupet – Cris. Le problème, c’est qu’on ne reverra pas ces deux-là avant le mois de décembre...