le Dimanche 23 décembre
- San Siro
(Coup d'envoi à 14h55)
Malgré l’ouverture du score d’
Andrea Pirlo sur coup franc (1-0, 18e), le Milan AC n’a pu résister au rouleau compresseur intériste, seule équipe encore invaincue parmi les grands championnats européens. Sans paniquer, les hommes de Roberto Mancini ont renversé la vapeur sur deux frappes de
Julio Cruz (1-1, 22e) et
Esteban Cambiasso (2-1, 63e), et bien résistés à la faible réaction milanaise.
Récents vainqueurs de la Coupe du Monde des clubs face à Boca Juniors (4-2), les papys rossoneri ont sans doute manqué d’un peu de jus et vont devoir batailler pour s’extirper du ventre mou de la Série A.
Auteur du but de la victoire, Julio Cruz a confirmé son efficacité redoutable (9 buts en 9 titularisarions en Série A) - Panoramic
Troisième succès de rang pour l’Inter
Accueillie par la haie d’honneur des joueurs de l’Inter, les Milanais n’auront guère fait illusion face au champion d’Italie en titre sur la pelouse de San Siro. L’histoire retiendra qu’ils ont ouvert le score sur un coup franc placé dans la lucarne de Julio Cesar par Pirlo (1-0, 18e), et auraient pu bénéficier d’un penalty pour un accrochage de Cambiasso sur
Kakà (32e). Mais la suite du match allait démontrer la supériorité de l’Inter, qui, mine de rien, en est à trois succès de rang face son frère ennemi.
Deux minutes après le coup de patte de Pirlo,
Cristian Chivu, parfaitement adapté à son repositionnement au milieu, avait déjà fait trembler les
Rossoneri en trouvant le dessous de la barre de Dida (20e), avant que Julio Cruz, servi par Cambiasso, ne trompe le portier brésilien d’une frappe au premier poteau (1-1, 36e). Le contre-coup du Mondial des clubs commençait déjà à se faire sentir, et les fautes tactiques se multipliait avec six cartons jaunes (trois de chaque côté) distribués en première période.
Dida peu inspiré
A la pause, Ancelotti se lança dans un coaching hasardeux en remplaçant Inzaghi et
Gennaro Gattuso par Alessandro Gilardino et
Emerson. Aucun des deux ne parvint à se mettre dans le rythme de la rencontre, même si Gila se créa une semi-occasion en coupant un centre au premier poteau (50e), et à empêcher le Milan de sombrer doucement. Sur un centre de Cruz mal repoussée, Cambiasso donna donc l’avantage à l’Inter (2-1, 63e) d’une frappe de l’extérieur du gauche qui prenait à contre-pied un Dida décidément peu inspiré.
Alessandro Nesta, heureusement, était là pour colmater les brèches et éteindre Ibrahimovic. Mais Milan n’était plus en mesure de se projeter vers l’avant et il fallut attendre la 82e et une reprise du gauche de Kaka, belle détournée par Julio Cesar, pour apercevoir un semblant de sursaut côté
rossonero. Bien que privé de Figo, Vieira, Stankovic et Dacourt, l’Inter n’avait plus qu’à contrôler pour empocher ce 13e succès en 17 journées qui lui permet de conserver 7 points d’avance sur l’AS Rome. .
Milan en panne domestique
Si le club de Silvio Berlusconi veut encore flamber l’année prochaine dans les soirées européennes et étrenner son statut d’équipe la plus titrée au niveau internationale (18 trophées), il va quand même falloir qu’il se rappelle à ses tâches domestiques. 12e du championnat d’Italie, le Milan compte désormais 25 points de retard sur le leader intériste et pointe à dix longueurs de la 4e place synonyme de tour préliminaire de la C1.
Avec trois matchs en retard et une équipe qui a le talent et l’orgueil pour réaliser une grosse seconde partie de saison, la situation n’est pas encore critique pour la formation de Carlo Ancelotti. A condition que ses hommes sortent le bleu de chauffe tous les week-ends et pas seulement dans les matchs de galas.