Né à Belgrade, Dejan Stankovic fait ses débuts à l’Etoile Rouge de Belgrade lors de la saison 1994/1995. Il y écrit une nouvelle page d’histoire en devenant à 16 ans, le plus jeune joueur de l’histoire du club à disputer une rencontre européenne.
Sa polyvalence et sa technique fine et sûre typique des Yougoslaves font déjà merveille. Il reste à Belgrade quatre saisons, le temps de gagner trois coupes nationales consécutives entre 1995 et 1997 et de planter 30 buts en 85 matchs.
En 1998, le temps est alors venu pour lui de rallier l’Italie à tout juste vingt ans. C’est à la Lazio de Rome qu’il signe rejoignant la pléiade de stars réunie par le président Sergio Cragnotti.
Il reste cinq saisons et demi à Rome et s’éclate aux cotés des Nedved, Veron et autres Crespo. Une victoire en Coupe des vainqueurs de Coupes couronne sa première saison dans la ville éternelle. S’ensuivent une SuperCoupe d’Europe et un doublé retentissant en 2000.
Capable d’évoluer à tous les postes du milieu de terrain, avec une préférence pour l’axe, Stankovic est indiscutable dans l’entrejeu biancolesti. Mais six mois avant l’échéance de son contrat, la Lazio se voit contrainte de le vendre.
C’est l’Inter de Milan qui emporte la signature du prodige, pourtant courtisé par la Juventus. Roberto Mancini, l’entraîneur des Nerazzurri et ancien coéquipier de Stankovic à Rome, tenait absolument le compter dans son effectif.
Placé à gauche du milieu milanais, il contribue à la victoire de son équipe en Coupe d’Italie en 2005, sa deuxième. 2005/2006 est une bonne année pour lui et son club.
L’Inter conserve sa Coupe nationale, termine troisième du championnat et se qualifie pour la Ligue des Champions. Seule ombre au tableau, les Interistes sont éliminés piteusement par Villarreal en quart de finale de Champions League.
Pilier de la sélection serbo-monténégrine, Stankovic y fait ses débuts en 1998, alors qu’elle s’appelle encore Yougoslavie. Après la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000, Stankovic s’apprête à participer à sa troisième grande compétition.
Placé dans le groupe de la mort avec l’Argentine, les Pays-Bas et la Côte d’Ivoire, Stankovic sera l’atout majeur d’une sélection qui compte bien créer la surprise.