Diaporama foot : visionner les
photos de l'Equipe d'Allemagne Fédération: Deutscher Fussball-Bund
Fondée en : 1900
Site internet : www.dfb.de
L'Euro 2008 pourrait bien sonner la fin des années de disette pour la
Mannschaft. Sans titre depuis son triomphe lors du championnat d'Europe 1996, l'Allemagne, demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde, veut renouer avec son glorieux passé. Les raisons d'y croire sont nombreuses : confiance au beau fixe, savant mélange d'anciens et de jeunes, et surtout un tirage au sort miraculeux qui offre aux Allemands un boulevard jusqu'en finale.
Le parcours en éliminatoires :
Pour l'Allemagne, la campagne de qualifications n'aura été qu'une formalité. Leur balade de santé les a mené de Slovaquie en Irlande, en passant par Saint-Marin, le Pays de Galles ou encore Chypre, mais seule la République Tchèque a su résister aux troupes de Joachim Löw. D'ailleurs, les Allemands ne terminèrent que deuxième du Groupe D derrière les Tchèques, après avoir, il est vrai, lever le pied sur les dernières rencontres. Bilan : 12 matchs, 8 victoires, 1 défaite, 35 buts pour, 7 contre. Facile, quoi. D'ailleurs, l'Allemagne fut la première équipe, pays organisateurs exceptés, à se qualifier pour la phase finale. Un signe ?
Le style de jeu :
Comme il est loin le temps du 3-5-2 Beckenbauer style. Sous l'impulsion de Klinsmann, l'Allemagne avait opéré un virage complet pour le Mondial 2006. Crédibilisée par une place de demi-finaliste, la révolution s'est poursuivie sous le règne de
Joachim Löw. En clair, la
Mannschaft développe aujourd'hui un jeu offensif, à base de redoublements de passe, de possession de balle et de prise de risques. Loin du jeu défensif et basé sur le physique de l'Allemagne du XXè siècle. A la base du système,
Michael Ballack, à la fois capitaine, inspirateur, meneur de jeu et star de l'équipe. Devant, les gâchettes Klose et Gomez sont redoutables. Des bémols toutefois : la fragilité de la défense centrale (Metzelder-Mertesacker), souvent abandonnée par les latéraux (Lahm, Jansen), et l'absence de Schneider, blessé, dont l'expérience pourrait faire défaut. Et puis, il y a Lehmann dans les buts...
Le joueur clé :
Michael Ballack. Sans lui l'Allemagne n'est plus tout à fait l'Allemagne. Capable de tout faire (jeu long, jeu court, plonger dans le dos, défendre...) il est à la fois le meneur de jeu de la Mannschaft et le premier défenseur de sa formation. Précieux par la qualité de son jeu de tête qui lui permet de marquer un grand nombre de buts, il reste malchanceux dans les grands rendez-vous (suspendu pour la finale du Mondial 2002, deux défaites en finale de Ligue des Champions). 2008 est la bonne occase, à 32 ans, de conjurer le sort.
Le sélectionneur :
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Joachim Low ne faisait pas vraiment l'unanimité quand il succéda à Klinsmann, après le Mondial 2006. Mais l'ex-assistant a prouvé que ce choix était le bon. Surfant sur la politique qu'il avait mise en place avec son prédécesseur, Low a qualifié brillamment l'équipe pour l'Euro et marqué les esprits avec des matchs amicaux de grande qualité. Mieux qu'un simple disciple, il a imprimé son sceau sur la sélection, offrant notamment sa chance à 16 nouveaux joueurs. Mais au vu du tirage que le sort lui a réservé, Low a la pression. Personne ne comprendrait que l'Allemagne ne soit pas en finale le 29 juin prochain.
L'objectif :
Avec l'Autriche, la Pologne et la Croatie dans son Groupe B, la
Mannschaft devrait pouvoir se qualifier pour les quarts de finale les yeux fermés. Cette mise en jambes passée, la grâce du tirage au sort a offert aux coéquipiers de Ballack une route dégagée vers la finale que seul le Portugal, voire la Croatie ou la République Tchèque, pourrait les empêcher d'atteindre. Bref, on l'aura compris, Gary Lineker est son fameux "
le football se joue à onze contre onze et ce sont toujours les Allemands qui gagnent à la fin", n'est pas prêt d'être contredit.
-
Audio : écouter
l'hymne de l'Allemagne