Fédération : Svenska Fotbollforbundet
Fondée en : 1904
Site officiel : www.svenskfotboll.se
Outsider récurrent des grandes compétitions internationales, la Suède affichera encore de solides arguments lors de cet Euro 2008 où la star de l'Inter
Zlatan Ibrahimovic pourrait cohabiter en attaque avec le revenant Henrik Larsson. Cela sera-t-il suffisant pour permettre aux troupes de Lars Lagerbäck de se transcender ?
Le parcours en éliminatoires :
Placé dans une poule à sa portée, avec l'Espagne, l'Irlande du Nord, le Danemark, la Lituanie, l'Islande et le Liechtenstein, la sélection suédoise a fait le boulot en terminant 2e derrière l'Espagne. Parti sur les chapeaux de roue (4 victoires sur les 4 premiers matchs), les Scandinaves ont toutefois connu des difficultés lors des matchs retour, à l'image du nul à domicile face à l'Eire (1-1) et de la lourde défaite en Espagne (0-3) qui leur ont coûté la tête du groupe.
Le style de jeu :
Malgré les clichés parfois adossés au footballeur scandinave, réputé physique et rugueux, la Suède entretient de longue date une réputation de jeu léché et attrayant. Avec une bonne dose de techniciens à sa disposition (Ljungbgerg, Whilhelmsson, Källström, Ibrahimovic), la formation de Lars Lagerbäck ne déroge pas à la règle. Jeu court, le plus souvent au sol, et mouvement caractérisent ainsi le style maison. Alignés le plus souvent avec deux ailiers (Ljungbgerg et Whilhelmsson) et deux pointes (Ibra et Elmander), les Suédois assument également leurs ambitions offensives. Avec les risques que cela comporte.
Le joueur clé :Brillant attaquant de l'Inter Milan,
Zlatan Ibrahimovic a encore franchi un pallier cette saison en inscrivant 17 buts en 26 matchs de Série A, et 5 en 7 rencontres de Ligue des champions. Paradoxalement, il a été transparent en sélection, ne marquant pas le moindre but au cours des éliminatoires (son dernier but pour la Suède remonte d'ailleurs au 12 octobre 2005). Lagerbäck a en prime pu expérimenter son caractère de cochon peu après le Mondial 2006. Sanctionné pour avoir quitté l'hôtel de la sélection avant un match contre le Liechtenstein, il avait ensuite boycotté deux rencontres des éliminatoires face à l'Islande et l'Espagne, ainsi qu'un amical contre l'Egypte. Pas vraiment ce qu'on appelle un leader d'exemple.
Le sélectionneur :
Ancien assistant puis co-entraîneur de l'équipe nationale aux côtés de Tommy Söderberg,
Lars Lagerbäck a qualifié la sélection suédoise pour sa cinquième compétition internationale consécutive. Un exploit jamais réalisé qui lui a permis de survivre la triste sortie de route du Mondial 2006, où la Suède n'avait guère fait illusion en huitièmes de finale face à l'Allemagne (0-2). Confronté aux états d'âmes d'Ibrahimovic et d'une relève offensive qui doit encore faire ses preuves (Elmander, Rosenberg), ce pur produit du coaching fédéral n'a ainsi pas hésité à rappeler un cinquième attaquant,
Henrik Larsson, 36 ans, au sein d'un groupe qui comptera une petite dizaine de trentenaires.
L'objectif :
Face aux interrogations qui entourent la sélection (quel sera le niveau de Zlatan ? L'état de forme de Ljungberg ? Le pari Larsson sera-t-il payant ?), dur pour les quarts de finalistes de l'Euro 2004 (battus aux penaltys par les Pays-Bas) d'espérer aller plus loin. L'amalgame devra en tout cas prendre pour que la Suède espère se sortir d'un groupe qui comprend l'Espagne, la Russie et la Grèce.
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Audio : écouter
l'hymne de la Suède