le Lundi 12 juin à Gelsenkirchen (Coup d'envoi à 18h00)
Présentation
Cinquième phase finale consécutive pour les américains, de plus en plus redoutables à chaque participation. En 2002, ils avaient même atteint les quarts de finale (défaite 1-0 contre l’Allemagne). 5e au classement FIFA, ils devraient néanmoins avoir du mal à s’imposer face à la République Tchèque qui a montré lors de l’Euro 2004 qu’elle était une des grandes équipes européennes.
Résumé du match
Dernier match de préparation (sic) pour la République Tchèque qui n’a même pas jugé utile de soigner son goal-average contre des Etats-Unis jouant un niveau de cinquième division… et encore.
Finalement, le seul point noir pour Karel Brückner n’est pas venu des Américains, mais du claquage de
Koller peu avant la mi-temps.
Après moins de cinq minutes de jeu, c’était pourtant le géant tchèque qui donnait le ton du match en reprenant de la tête, comme à l’entraînement, un centre de
Grygera infiltré sur le flanc droit. Il n’éprouvait aucune pitié pour un pauvre Keller, impuissant devant un tel missile.
On s’est alors attendu à un réveil des
Boyz, comme on avait pu le voir chez
l’Australie ou
la Côte d’Ivoire, mais on pouvait toujours attendre… Car à force d’un jeu insipide et sans imagination - succession de passes longues un peu au hasard ou de débordements-centres totalement prévisibles – la République Tchèque, peinarde, cueillait des violettes tout en inscrivant accessoirement un second but dix minutes avant la mi-temps.
Rosicky, gambadant tranquillement aux 20 mètres et jugeant Koller trop avancé pour un centre, décidait tout simplement d’emmancher une praline, laquelle praline se logeait dans la lucarne de Keller.
Retour au vestiaire où les Américains dûrent probablement parler de l’ouragan Alberto qui s’abat actuellement sur la Floride, car revenus de la pelouse, même tristesse dans le jeu… et même tarif.
Tout le pathétique de ce match se résumait en effet à une seule image, terrible : l’entraîneur américain Bruce Arena sur la touche en train de briefer Wolff qui s’apprêtait à remplacer Mc Bride. Montrant à son joker un petit calepin où semblait griffonné son schéma de la tactique-qui-tue, il levait la tête pour voir au même moment Rosicky partir tout seul du milieu de terrain, le traverser en quatrième vitesse et piquer gentiment la balle au dessus de Keller… 3-0. Wolff a dû attendre la remise en jeu pour rentrer…
La suite du scénario fut ensuite presque cynique de la part des Tchèques qui ne prirent même pas la peine de forcer le trait par un pressing beaucoup trop fatiguant, préférant laisser les Américains tout foirer devant le but, tous seuls comme des grands.
Aucun doute : si
le match contre le Ghana est aussi paisible pour l’équipe de
Galasek, ils pourront arriver frais comme des gardons le 22 juin prochain pour
affronter l’Italie, en ayant eu le temps de visiter quelques superbes châteaux en Bavière.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 10/20
Dramaturgie : 1/20
Fair play : 14/20
Spectacle : 12/20
Notes des internautes
Qualité technique : 9/20
Dramaturgie : 12/20
Fair play : 9/20
Spectacle : 7/20
A vous de noter
Commentaires des visiteurs
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