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le Mardi 13 juin à Berlin (Coup d'envoi à 21h00)
Présentation
Grandissime favori de ce mondial allemand, les Brésiliens et leur armada offensive emmenée par
Ronaldinho, sacré meilleur joueur du Monde cette année, devraient sans peine s’octroyer la première place d’un groupe à leur portée. Les Croates, dont l’effectif à été considérablement rajeuni depuis leur fantastique parcours de 1998 (demi-finale perdue face à la France) voudront jouer les trouble-fêtes et tenter d’obtenir leur billet pour les huitièmes en écartant des Japonais et Australiens d’avantage à leur portée.
Résumé du match
Voilà. L’attente a été longue mais nous y sommes. Les magiciens sud-américains, les enchanteurs venus d’ailleurs entrent enfin en piste. La piste aux étoiles, bien sûr, qu’ils suivent avec assiduité et réussite. Leur maillot en est orné de cinq. Elles symbolisent chacune un titre mondial. La sixième leur semble promise mais pourrait s’avérer filante s’ils venaient à bégayer leurs fondamentaux défensifs. Les stars étoilées ne craignent donc pas le pléonasme, mais doivent prouver leur capacité à jouer groupé.
L’entrée en matière est plutôt équilibrée, avec une légère domination brésilienne qui n’étonne personne. Les occasions sont d’abord en faveur des champions du monde qui, vers la 15e minute, déclenchent trois grosses frappes successives. Deux, dangereuses, sont signées
Roberto Carlos : la première, de 35 mètres, nécessite une claquette inspirée de Pletikossa. Puis, c’est au tour des croates de sortir de leur moitié de terrain. Sans complexe, les joueurs de Kranjcar ne sont pas venu assisté au spectacle, mais apporter leur touche personnelle au show promis. Ainsi, un coup franc excentré passe devant le but de Dida qui est tout heureux de voir le ballon échappé aux deux maillots rouge et blanc qui se jettent dans la surface pour exploiter l’occasion.
Malheureusement, après un duel avec
Adriano, Kovac, qui souffre des côtes ne peut plus respirer normalement. Il est contraint de sortir et se fait remplacer par Leko. La partie s’emballe et Ronaldhino Gaucho, d’abord excentré sur la gauche, revient animé le jeu depuis le centre. Cette position semble bien plus intéressante pour son équipe et permet au Brésil de reprendre les commandes du jeu. Et juste avant la mi-temps, sur un service de
Cafu,
Kakà se débarrasse de deux adversaires grâce à un joli contrôle orienté, aussi simple qu’efficace, puis enchaîne avec une frappe enroulée du gauche qui termine sa course dans la lucarne droite de Pletikosa. Tout est superbe dans cette action individuelle qui débloque la situation au meilleur moment pour les Auriverde. Dommage pour les croates qui n’ont pas démérité, loin de là mais cèdent sur une action de grande classe.
Moins tranchants individuellement, moins techniques, bien sûr, mais avec un très gros cœur, à l’image de
Dado Prso qui se bat comme un lion sur son côte gauche, ils attaquent la deuxième période pied au plancher.
Dado Prso, à nouveau, s’infiltre et déclenche un tir puissant que repousse difficilement Dida. Quelques minutes plus tard (53e), c’est Klasnic, le plus dangereux des croates avec le joueur des Glasgow Rangers, qui arme et inquiète la défense brésilienne. Il est pourtant remplacé par Olic. Les brésiliens paraissent attendre leur heure et d’éventuelles opportunités de contre.
Tout à coup, un homme, vêtu de jaune, et peut-être un peu rond, sort de sa léthargie et frappe de peu au dessus. Sur le dos de son maillot, on peut lire
Ronaldo. C’est la première fois qu’il signale sa présence sur le terrain…et est logiquement remplacé par
Robinho à la 69e minute. Sans rien faire d’extraordinaire collectivement, les individualités brésiliennes, à tour de rôle, montrent de belles choses, un peu décousues, mais prometteuses pour la suite de la compétition.
Cafu est, avec
Kakà, l’une des satisfactions de la soirée. Il dépose un caviar sur la tête de
Ronaldinho. Puissante et cadrée, elle permet au portier croate de réaliser une superbe horizontale et un arrêt décisif qui entretient l’espoir.
La fin de match est plutôt agréable et voit les deux équipes se procurer des occasions à tour de rôle. Dida, toujours bien placé, semble attirer les frappes croates, déclenchées la plupart du temps à l’entrée de la surface de réparation, qu’ils bloquent avec succès. En parallèle, une nouvelle frappe pure de
Kakà, à l’issue d’un beau mouvement collectif, donne un aperçu trop bref de ce que peut être la magie brésilienne. Cette fois, le ballon frôle le poteau droit de Pletikosa.
Malgré plusieurs situations très favorables, les croates doivent donc s’incliner et reporter leurs espoirs aux prochaines rencontres. Cependant, au vu de leur prestation, ils peuvent nourrir de solides ambitions pour passer ce premier tour. Quant au Brésil, ils ont su assumer leur statut de favori sans trembler mais sans génie.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 15/20
Dramaturgie : 10/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 14/20
Notes des internautes
Qualité technique : 13/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 13/20
Spectacle : 13/20
A vous de noter
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