le Lundi 12 juin à Kaiserlautern (Coup d'envoi à 15h00)
Présentation
Autrefois considérée comme une petite équipe, le Japon à prouvé lors du tournoi organisé à domicile qu’il était une des nations montante du football mondial. L’Australie, a priori considérée comme plus faible, devrait surprendre. Les kangourous ont en effet écarté l’Uruguay en match de barrage et disposent dans leur rang de joueurs de grande classe comme Harry Kewell ou Mark Viduka.
Résumé du match
Annoncés comme des terreurs sanguinaires, les Australiens ont réussi à contenir leur fougue dans les limites du raisonnable (quatre cartons jaunes "seulement"). Gus Hiddink, l’expérimenté coach qui vient d’enchaîner deux demi-finales de Coupe du Monde (Pays-Bas en 1998 et Corée du sud en 2002) a dû tenir compte de l’étrange match (in)amical disputé face à ses compatriotes. En effet, avec une expulsion australienne et trois blessures hollandaises, les petits modèles japonais avait de quoi s’inquiéter pour ce match à enjeu.
Les premières minutes semblent confirmer ces craintes. Bresciano fauche une envolée nippone qui offre un coup franc bien placé à Koji Nakata (dans le mur) avant qu’une nouvelle faute spectaculaire sur Santos, trois minutes plus tard, ne laisse penser que les kangourous flirtent déjà de trop près avec le jaune.
Ce début de rencontre voit une séduisante équipe japonaise faire preuve d’une grande qualité technique et procéder par un jeu rapide, à une touche de balle, qui n’est pas sans rappeler le "toque" colombien. En face, l’Australie joue en "bloc-équipe", cherche à s’imposer physiquement mais confirme son aspect frustre dont elle ne fait pas un secret. Seuls
Mark Viduka et
Harry Kewel paraissent capable de créer.
Après une belle accélération de Santos,
Naohiro Takahara crochète son défenseur et décoche un joli tir qui vient lécher le poteau droit de Schwarzer. Puis c’est au tour de
Shunsuke Nakamura de centrer, de façon anodine… et d’ouvrir le score à la surprise générale ! Grâce à la "magnifique" sortie du gardien de Middlesborough qui vient buter, sans raison, sur un pauvre japonais pourtant éloigné de la trajectoire d’un ballon qui vient mourir bêtement dans ses cages. Il confirme ainsi tout le mal que l’on pense, en général, des gardiens évoluant en Angleterre.
Du tac au tac, une frappe surpuissante de Kewell, qui caresse le haut de la transversale, est à deux doigts de réparer la bourde de son partenaire. Malgré quelques actions australiennes, ce sont bien les vifs Japonais qui pratiquent le meilleur football et méritent leur avantage de la mi-temps.
La reprise est beaucoup moins alerte et il faut regarder du coté du banc de touche pour voir de l’action : Hiddink, qui s’impose physiquement à un membre de la délégation japonaise, montre l’exemple à sa façon. Heureusement, une nouvelle sortie ridicule de Schwartzer redonne le sourire aux spectateurs, mais pas aux Japonais qui n’arrivent pas à exploiter cette bourde. Tsuboi, victime de crampes, sort dès la 55ème minutes. Les Australiens n’arrivent pas vraiment à construire mais espèrent toujours faire craquer leur adversaire sur l’aspect physique. Pourtant, leur atout-maître est peut-être… leur entraîneur qui fait rentrer Cahill (53e ) et Aloisi (75e ). Le premier récolte d’abord un carton, histoire de montrer à son coach qu’il a bien intégré certains principes de base… avant d’égaliser à la suite d’une longue touche où le gardien japonais réussit une bien belle imitation de son homologue du camp opposé (1-1). L’oscar du gardien ridicule sera donc difficile à décerner mais deux postulants se sont démarqués lors de ce torride après-midi…
Quatre minutes plus tard, sur un joli service d’Aloisi, Cahill, prend à nouveau sa chance à l’entrée de la surface de réparation et bénéficie d’un poteau rentrant qui renverse totalement la physionomie de la rencontre (2-1). Pendant que Zico regrette d’avoir sorti un joueur offensif, Gus Hiddink exulte. Il peut car Aloisi vient de clôturer le score (3-1) en s’infiltrant dans la surface au nez et à la barbe du naïf Komano. Le Japon aurait mérité mieux mais a cédé physiquement en fin de match. Disputé sous une forte chaleur, celui-ci a donc sourit au camp le mieux préparé. Les Australiens, miraculés, peuvent maintenant s’attaquer aux jambes brésiliennes… pour entretenir l’espoir des autres nations.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 12/20
Dramaturgie : 16/20
Fair play : 7/20
Spectacle : 13/20
Notes des internautes
Qualité technique : 10/20
Dramaturgie : 10/20
Fair play : 7/20
Spectacle : 11/20
A vous de noter
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