le Mercredi 14 juin à Leipzig (Coup d'envoi à 15h00)
Présentation
Le premier match de ce groupe est aussi sa seule affiche. Les Espagnols sont condamnés à faire bonne impression face à de redoutables Ukrainiens emmenés par l’un des meilleurs attaquants au monde, Andreï Shevchenko, s’ils ne veulent pas connaître une énième déconvenue dont ils sont malheureusement coutumiers dans les grandes compétitions.
Résumé du match
Des Ukrainiens anesthésiés, des Espagnols en forme olympique, et voici le plus gros score depuis le début de cette Coupe du Monde.
Les hommes de
Shevchenko n’ont rien pu faire contre une équipe superbement efficace, présentant une ligne de milieux de terrain très basse arrosant en permanence
Torres et
Villa (ensuite remplacé par
Raul), lesquels réussissaient systématiquement à amener le danger devant le but de
Shovkovskyi.
Ainsi dès la 12
ième minute, une frappe limpide de
Senna obligeait le gardien ukrainien à repousser en corner. Sur le coup de pied de coin,
Alonso se jetait au premier poteau entre deux défenseurs pour ouvrir le score de la tête.
Quatre minutes plus tard, à nouveau bien proches de la surface, les Espagnols doublaient leur avantage sur un coup franc tiré par Villa et dévié par le mur.
Même si les Ukrainiens réussissaient à se montrer épisodiquement, le manque de vitesse et de solutions à l’avant les condamnaient à subir le jeu tout feu tout flamme de leurs adversaires.
On ne saura malheureusement jamais si les consignes de l’entraîneur Oleg Blokhine à la pause auraient pu renverser le match, car dès la 46
ième minute, un carton rouge pour Vashchuk assorti d’un penalty désintégraient les espoirs des Ukrainiens. Sanction plutôt lourde pour une faute… invisible.
Villa transformait et scellait la suite de la partie.
Déjà légèrement en retard à 10 joueurs de champ, les Ukrainiens parvenaient difficilement à tenir le rythme avec un coéquipier en moins et une heure de jeu dans les jambes.
L’Espagne pouvait donc régaler et enchaîner des combinaisons incroyables, à l’image du quatrième but, indescriptible, sorte de une-deux-trois-quatre perforant la défense ukrainienne pour être conclu par une somptueuse frappe de Torres au ras du poteau.
La fin de match restait espagnole et les occasions se multipliaient à côté de crampons ukrainiens décidément impuissants aujourd’hui.
Pendant les arrêts de jeu, le grand Shevchenko, tristement seul dans la surface au point de penalty, ne réussissait même pas à armer sa frappe, et finissait par jeter un regard de détresse aux caméras pendant que l’action repartait dans l’autre sens. On avait là le symbole cuisant du match, ainsi que sa note finale.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 16/20
Dramaturgie : 12/20
Fair play : 14/20
Spectacle : 15/20
Notes des internautes
Qualité technique : 14/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 14/20
A vous de noter
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