le Jeudi 15 juin à Nuremberg (Coup d'envoi à 18H00)
Présentation
Match de David contre Goliath et victoire obligatoire pour les sujets de sa majesté avant le choc face à la Suède. Les Anglais devront tout de même se méfier de l’ex-Mancunien Dwight Yorke, vieille connaissance de la Premier League.
Résumé du match
On dirait presque un match de Cup. D’un côté des joueurs de Premier League, réputés parmi les meilleurs du monde, de l’autre, des inconnus évoluant aussi au sein de l’Union Jack, mais entre la 2e et 4e division. Seul Dwight York a côtoyé le plus haut niveau, il y a quelques années, avec Manchester United, réalisant notamment un triplé avec son ami
David Beckham en 1999.
Sans surprise, les Anglais s’installent avec autorité dans la moitié de terrain adverse. Un premier tir est mal repoussé de la poitrine (sic) par le gardien de Trinidad.
Michael Owen, mal inspiré, reprend à côté. Sans regret car il a été signalé hors-jeu. Puis un débordement de
Joe Cole permet à Crouch d’étendre sa longue carcasse pour tacler au second poteau un ballon qui lui échappe. Un premier carton jaune (Théobald 18e) traduit la domination anglaise et offre un coup franc bien placé à
David Beckham. Mal tiré, il s’abîme dans le mur. Bis répétita dans la même minute et au même endroit mais cette fois c’est Withley (20e) qui est avertit. Le coup franc ne donne toujours rien.
On s'endort un peu avant qu'une belle frappe de Franck Lampard (34e) ne réveille les spectateurs. L'intensité a considérablement baissé. Et Trinidad est prêt à jouer sa chance si l’occasion se présente. C’est le cas à la 37e minute quand S. John, d’une tête plongeante, passe à un cheveu de l’ouverture du score. Sur le coup, Robinson réalise une sortie dans le vide dans un style « so british » qui nourrit plus les bêtisiers que ses entraîneurs. Il garde son flegme, c’est l’expérience qui parle. De plus, il sait que le deuxième gardien c’est « Calamity James », alors…
Crouch seul au point de penalty rate complètement sa reprise de volée du tibia qui finit plus près de la touche que du but. Malgré la multiplication des offensives anglaises, Trinité se procure une très grosse occasion. Mais
John Terry sauve sur sa ligne une tête bulldozer de S. John qui allait rentrer dans les cages en emmenant tout sur son passage. C’est la deuxième sortie catastrophique de Robinson qui alimente sa légende avec un rare professionnalisme.
La seconde période reprend sur un faux rythme et il faut attendre une tête de
Michael Owen (56e), qui passe près du poteau, pour frémir... un peu. Heureusement, l’événement annoncé se produit enfin :
Wayne Rooney remplace
Michael Owen et occulte la sortie de Carragher au profit de Lennon. Ce double changement implique une modification tactique importante : la défense anglaise passe à trois et
David Beckham semble prendre la place d’arrière droit !!
L’Angleterre a planté sa tente dans les 35 mètres caribéen, mais sa domination reste stérile. Les mauvais choix sont fréquents, la dernière passe déficiente et la conclusion «pas terrible». A l’image de la tête de Crouch qui passe au dessus (69e). Ce dernier offre pourtant une intelligente remise à
Frank Lampard (76e), idéalement placé aux 9 mètres… qui tire sur le gardien. Une minute plus tard, il s’infiltre seul dans la surface et voit son tir raser du poteau.
Alors que la bière commence à occulter le désespoir britannique,
Peter Crouch ouvre la marque (1-0), de la tête bien sûr, et sur un centre de
David Beckham, évidemment. Le tout consécutif à une remise de l’excellent Lennon qui a fait une efficace entrée en jeu sur son côté droit.
Ouf !! L’honneur est sauf.
Les représentants du plus petit pays jamais engagé dans la compétition viennent de payer leurs occasions de contre non exploitées alors que les Anglais ont paru au bord du K.O. sur certaines phases de jeu. Tournée vers l’offensive, leur défense a été plusieurs fois à la limite du point de rupture.
Dans les arrêts de jeu,
Steven Gerrard trouve une superbe lucarne (2-0) après un échange de passes où les Anglais donnaient l’impression de gérer leur avantage. Enfin, Trinidad est à deux doigts de sauver l’honneur et de marquer son premier but en Coupe du Monde sur une jolie talonnade... malheureusement signalée hors-jeu.
Les Anglais s’imposent donc péniblement, mais de façon logique par rapport à leur engagement, la volonté affichée d’aller de l’avant et une qualité technique individuelle supérieure. L’île des Caraïbes n’a pas déméritée, au contraire. Jouant avec ses moyens, la petite équipe a embêté la grande pendant de longues minutes. Elle a même été proche d’ouvrir le score sur des situations de contre offertes par des Anglais qui cherchaient absolument à forcer leur destin. Mais, comme l’Allemagne hier, la fin de match a été favorable à ceux qui avaient su emmagasiner de la confiance grâce à une première victoire. Ils se qualifient donc, sans convaincre, pour les huitièmes de finale.
L’entrée de
Wayne Rooney a fait frémir tout un peuple mais sa principale réussite a été de focaliser l’attention des défenseurs adverses et de libérer ses coéquipiers. En particulier Lennon, qui a su faire la différence sur son aile droite.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 12/20
Dramaturgie : 13/20
Fair play : 10/20
Spectacle : 11/20
Notes des internautes
Qualité technique : 13/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 13/20
A vous de noter
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