Argentine - Serbie : 6 - 0 (Groupe C)

le Vendredi 16 juin à Gelsenkirchen (Coup d'envoi à 15h00)

Présentation

Après leur difficile match inaugural contre les éléphants de Côte d’Ivoire, les Albicelestes devront absolument arracher les trois points face aux Serbes afin de ne pas être au pied du mur pour LE choc de ce premier tour face aux bataves. Les Serbes, toujours aussi techniques et redoutables sur coups de pieds arrêtés ne devraient pas l’entendre de cette oreille.

Résumé du match

On pressentait déjà que l’Argentine allait faire grosse impression lors de ce Mondial.
En inscrivant aujourd’hui six buts contre des Serbo-monténégrins dépassés par les événements, on voit difficilement comment l’équipe de José Pekerman pourrait être stoppée avant la finale de la compétition.
Faisant preuve d’une aisance hallucinante à tous les niveaux du jeu, les Argentins ne se sont pas contentés de faire la différence et de rester solide, comme lors du match contre la Côte d’Ivoire, mais ont carrément assuré le spectacle par des phases de jeu sorties d’un rêve de footballeur.
De leur côté, les joueurs de la Serbie-Monténégro n’ont pu que regarder, en bons spectateurs, le jeu flamboyant de leurs adversaires.
Comment organiser quoi que ce soit, de toute manière, quand dès la sixième minute, une accélération de Saviola, lancé par une talonnade de Sorin, offrait à Maxi Rodriguez le premier but par une frappe surpuissante à bout portant ?
Comment regagner un peu de moral quand le moindre écart, la moindre faille, la moindre balle perdue est l’occasion pour n’importe lequel des joueurs adverses de filer droit au but, tout seul s’il le faut ?
Subissant moralement et souffrant techniquement, on ne verra les Serbo-monténégrins s’illustrer que sur quelques coups de pied arrêtés, désespérément stériles.

Que la fête commence !
A la demi-heure de jeu, on sentait que le scénario d’Argentine-Côte d’Ivoire allait se reproduire quand sur un somptueux enchaînement à une touche de balle, Cambiasso, servi par une talonnade lumineuse de Crespo, crucifiait Jevric. Mais c’était bien pire qui attendait les coéquipiers de Stankovic
Car malgré le score confortable, les Argentins décidaient cette fois de se décontracter et de ne pas jouer la montre, continuant leur pressing sur une défense sur les nerfs, parfois forcée de concéder une mauvaise touche par peur d’un déboulé rageur de Saviola.
Et force est de constater qu’ils avaient raison… car à la 41ième minute, c’est ce même Saviola qui piquait carrément la balle dans les pieds de son opposant, entrait dans la surface à plein régime et envoyait une mine sur le gardien qui ne pouvait que détourner. Maxi Rodriguez avait suivi et tirait dans un angle fermé pour se payer son doublé.
3-0 à la mi-temps, des Serbo-monténégrins complètement largués, et il était bien difficile d’imaginer comment la tendance pouvait s’inverser.

Quitte ou double ?
Le début de seconde période était pourtant blanc, ce qui s’expliquait facilement à la vue d’une défense argentine beaucoup plus laxiste. Mais malgré quelques belles tentatives dribblées et quelques coups-francs bien placés, la formation Serbo-monténégrine ne parvenait pas à profiter des espaces et buttait toujours sur le dernier rideau défensif, en particulier à cause des mauvais choix de distribution de balle.
Et comme si leur calvaire n’était déjà pas assez rude, la sélection de Petkovic se voyait privée d’un joueur, attaquant qui plus est, à la 65ième minute, à la suite d’un méchant tacle de Kezman.
A 10 contre 11, les jeux étaient faits, et rien n’allait plus pour la Serbie-Monténégro qui dès cet instant ne revirent plus le ballon, d’autant moins que le cynique Pekerman faisait entrer le nouveau prodige de la Boca, Lionel Messi.
Le jeune héritier de Maradona était ainsi à l’origine du quatrième but, débordant tout seul sur la gauche et effectuant un centre à ras de terre devant le but dans les pieds de Crespo. Peut-être que Stankovic, revenu pour se jeter lui-aussi, poussa la balle au fond des filets, mais le résultat était le même au tableau d’affichage.
Cinq minutes plus tard, face à une défense serbo-monténégrine ayant clairement baissé les bras, Tevez se trouvait seul à l’entrée de la surface, passait un premier défenseur par un petit pont, un second par un crochet et concluait sa promenade par une frappe enveloppée dans le petit filet.
Les actions argentines s’enchaînaient devant une équipe pétrifiée et l’arbitre finissait par siffler la fin du match sans même décompter d’arrêts de jeu… car Lionel Messi, lancé en profondeur par Tevez, venait d’inscrire le sixième but argentin en frappant entre les jambes de Jevric.
L’Argentine pouvait continuer son chemin sereinement et la Serbie-Monténégro commencer à préparer ses valises.

Le duel à suivre

Lionel Messi
Lionel Messi
Mateja Kezman
Mateja Kezman

Notes du match

Notes de la rédaction
Qualité technique : 18/20
Dramaturgie : 10/20
Fair play : 15/20
Spectacle : 17/20
Notes des internautes
Qualité technique : 16/20
Dramaturgie : 10/20
Fair play : 14/20
Spectacle : 15/20
A vous de noter
Qualité technique : Dramaturgie :
Fair play : Spectacle :

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