le Vendredi 16 juin à Hanovre (Coup d'envoi à 21h00)
Présentation
Match des extrêmes dans ce groupe D entre des Mexicains au jeu léché et des Angolais qui représentent l’une des grandes inconnues de ce Mondial.
Résumé du match
Quel miracle que ce Mondial où des équipes de D2, voir de D3, rivalisent avec les grandes nations du football. Le temps d'une nuit. Preuve que la Coupe du monde reste avant tout une coupe, avec ses Calais et ses cadors. Après la Suède, qui dut
concéder le nul face à la sélection de Trinidad et Tobago, réduite à dix en deuxième mi-temps, c’est donc le Mexique qui a fait les frais de ce bouleversement des hiérarchies en partageant les points avec les Angolais. Un adversaire a priori bien modeste mais qui s’était bien battu face aux Portugais (0-1).
L’entame de match ressemblait d’ailleurs fort à celle de ce
Portugal – Angola qui avait vu
Pauleta se créer plusieurs occasions et marquer dès les premières minutes. Si ce n’est que les Mexicains, privés de
Jared Borgetti, n’en profitaient pas pour prendre l’avantage. Après vingt minutes de domination des blancs et verts, où un coup franc de
Rafael Marquez trouva le poteau, les
Palancas Negras commencèrent à sortir la tête de l’eau. Prenant confiance au fil des minutes, ils réalisaient quelques combinaisons intéressantes, sous l’impulsion de Loko ou Zé Kalanga sur les côtés et de leur "métronome" Figueiredo au milieu. Bien sûr, il y avait trop de ballons gâchés sur des mauvais choix, trop de corners mal tirés et de centres mal ajustés vers
Akwa, mais Marquez était obligé de s’employer pour écarter le danger. Le Mexique se procurait la dernière occasion de la mi-temps, par Franco, mais le gardien angolais, sans doute l’homme du match, s’employait.
Ce Joao Ricardo, 36 ans, sans club et sans relance, amenait un peu de peps à la partie en multipliant les arrêts décisifs. Allait-il finir par prendre un but ? Ses coéquipiers, de leur côté, faisaient tout pour en mettre un. Et il était assez mystique de voir cette sélection composée de joueurs évoluant principalement en Angola et en D2 portugaise tenir la comparaison avec le quatrième (sic) du
classement FIFA. D’autant que les
Palancas n’hésitaient pas attaquer en nombre, avec parfois six ou sept joueurs participant à l’offensive ! Dommage qu’ils s’enflamment dans leurs dribbles et privilégient les solutions individuelles dans les trente derniers mètres. Et que le très actif Zé Kalanga centre comme Bernard Mendy.
Le Mexique finissait par se réveiller, porté par son capitaine Marquez qui se portait aux avant-postes pour créer le danger, mais c’est alors que le "Joa Ricardo Show" commençait. Sur un contre Mexicain, Franco crut y mettre fin à l’aide d’un lob mais le gardien restait debout et repoussait le ballon. Ricardo interceptait ensuite un centre d’une main, puis sur une erreur de dégagement de sa défense, il bloquait une tentative de Franco. Marquez, à son tour, voyait sa frappe tendue détournée sur une superbe détente du portier Angolais. Joao Ricardo montra tout de même ses limites en se trouant sur un centre mais la déviation du pied de Pardo trouvait l’extérieur du poteau. Et on en restait là. L’Angola jouait à dix depuis une dizaine de minutes mais on ne s’en était pas rendu compte.
Les
Palancas Negras ne sont pas donc pas encore cuits. Même si sa survie tient à peu de choses. Si le
Portugal bat l'Iran avant de rencontrer le Mexique, le conte de fée africain pourrait se poursuivre encore un peu. Les
Tri n’ont pas tenu leur rang, et le sélectionneur Ricardo La Volpe, qui avait déclaré que son équipe se qualifierait "en marchant", peut aller se rhabiller.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 9/20
Dramaturgie : 13/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 10/20
Notes des internautes
Qualité technique : 9/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 10/20
Spectacle : 11/20
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