le Dimanche 18 juin à Munich (Coup d'envoi à 18h00)
Présentation
Un match sans aucun doute à sens unique entre deux équipes qui ont pour unique point commun les couleurs jaunes et vertes qu’elles arborent sur leurs maillots. Les Australiens, connus pour leur jeu rugueux, tenteront de résister du mieux qu’ils pourront aux assauts des artistes Auriverdes.
Résumé du match
On dit que le numéro du maillot ne signifie plus rien dans le football moderne. Ce n’est pas le cas avec le Brésil. Les titulaires, de 1 à 11, et les remplaçants, de 12 à 23, sont clairement identifiés. Symbolique de la logique de Parreira qui a choisi son onze titulaire depuis plusieurs mois, le match de cet après-midi pourrait bouleverser la donne au gré de la performance de
Ronaldo. Transparent offensivement et peu impliqué dans le replacement contre la Croatie, son activité sera décortiquée sous tous les angles et risque d’avoir des conséquences pour la suite de la compétition.
Après, un premier contrôle raté sur lequel on sent qu’il a tout de suite voulu créer le danger, le « Phénomène » réussit son amorti de la poitrine avant de remettre, en aveugle, sur
Kakà, qui place, des 20 mètres, une reprise en demi-volée (3e) au ras du montant droit de Schwarzer. Quelques minutes plus tard, il obtient un bon coup franc (11e ) après une semelle qui aurait dû valoir un carton à Grella. En face, les Australiens acceptent la domination sud-américaine mais jouent les coups à fond. Ils se procurent plusieurs occasions de tirs, entre les 20 et 30 derniers mètres. Sans vraiment inquiétés Dida, sauf sur un boulet de canon un peu trop enlevé de
Marco Bresciano. Ils sont bien à l’affût et obligent le Brésil à la vigilance.
A la demi-heure de jeu, on assiste à un moment cocasse mais probablement peu apprécié des protagonistes. Viduka, parfaitement démarqué et en position d’adresser un centre dangereux, s’arrête de jouer en croyant entendre un coup de sifflet. 50 secondes plus tard,
Ronaldo tire au but peu après le coup de sifflet le signalant hors-jeu. Il prend un carton jaune ! Les choix d’un footballeur sont parfois difficiles…
Après 45 minutes, on note une bonne activité du « Phénomène »
Ronaldo mais un manque de réussite, comme sur cette reprise complètement ratée, seul dans la surface, après une géniale remise de l’excellent
Kakà (37e). Avec deux cartons jaunes, les hommes de Gus Hiddink tiennent leur moyenne, sans plus.
Dès le retour du vestiaire, le Brésil se met sur les bons rails.
Ronaldinho Gaucho sert
Ronaldo à l’entrée de la surface de réparation. Il gagne du temps, sans avancer, à l’aide de deux ou trois gri-gris techniques qui monopolisent l’attention de trois défenseurs, ce qui lui permet de servir
Adriano aux 16 mètres. Seul face à un Australien, son tire passe entre les jambes de celui-ci et finit sa course au ras du poteau doit de Schwarzer (1-0).
La physionomie du match en est changée. Les espaces s’ouvrent pour le Brésil mais l’Australie appuie ses actions. A l’image, de Kewell qui rate un but tout fait, consécutif à une énorme boulette de Dida qui relâche un ballon aérien sans danger apparent. Le public prend du plaisir. Il pousse les outsiders mais s’enflamme aussi à chaque incursion brésilienne. Schwarzer intervient d’une façon peu orthodoxe mais efficace devant
Ronaldo. Puis Kewell se fait reprendre alors qu’un deux contre deux paraissait jouable. Le rythme s’accélère, le spectacle est plaisant, il ne manque qu’un ou deux buts supplémentaires.
Kewel part à nouveau en contre, voit qu’il ne pourra pas lâcher son défenseur et décide de frapper des 30 mètres dans l’idée de lober un Dida avancé (68e). Le cuir frôle la barre transversale !
Entrée en jeu (69e) de l’attaquant Aloisi, déterminant contre le japon dans son rôle de joker, à la place de Moore, un défenseur. Inquiet ( ?), Parreira répond par un double changement :
Robinho et Gilberto Silva remplacent
Ronaldo et Emerson.
L’effet est immédiat avec une action de folie du Brésil qui s’amuse avec la balle et des kangourous devenus fous. Une remontée de balle très fluide et un jeu de passe vif mettent toute la défense dans le vent. Seule la conclusion est déficiente. L’arrivée de Robinho apporte un supplément d’âme évident aux Auriverde. Pourtant, une reprise de volée en ciseau, aérienne et esthétique, de
Marco Bresciano, joliment détournée par Dida, est toute proche de l’égalisation.
Kakà est la plaque tournante et le cerveau du Brésil. Il réussit ses gestes et fait les bons choix. Il est, pour le moment, celui qui confirme les attentes. Il place une tête (81e) sur la barre après un corner inexistant. Puis un nouveau lob australien donne des frissons aux supporters brésiliens. Au tour du lyonnais
Fred de faire son entrée en jeu à la place d’
Adriano. Il lui faut deux minutes (90e) pour montrer ses qualités. A l’origine de l’action en ouvrant sur Robinho, il marque, sans opposition, en poussant le ballon que ce dernier a expédié sur le poteau (2-0).
Coaching payant, implication de toute l’armada offensive, le Brésil réalise une excellente opération sur tous les plans. Malgré quelques souffrances, bien que loin d’être irréprochables d’un point de vue défensif, ils ont su se montrer aussi réalistes que lors du premier match et probablement réussis une excellente affaire au niveau de l’implication de l’ensemble du groupe. Quant à
Ronaldo, sa bonne volonté évidente risque d’être insuffisante. Début de réponse, jeudi prochain (le 22 juin), contre le Japon.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 14/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 15/20
Notes des internautes
Qualité technique : 13/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 12/20
A vous de noter
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