le Dimanche 18 juin à Leipzig (Coup d'envoi à 21h00)
Présentation
La dernière opposition entre les Bleus et la Corée du Sud reste un douloureux souvenir pour l’équipe de France. Ultime match de préparation au Mondial 2002, organisée conjointement par le Japon et la Corée, la rencontre avait vu l’équipe de France s’imposer sur le fil (3-2). Mais surtout, Zidane s’était blessé à la cuisse et n’avait pu jouer que le troisième match de poule. Sur une jambe. Les vaillants Coréens signèrent cette année-là leur plus beau parcours en Coupe du Monde, éliminés en demi-finale par l’Allemagne.
Quatre ans plus tard, la formation désormais dirigée par le Néerlandais Dick Advocaat semble avoir moins d’arguments et ne pourra compter sur un arbitrage aussi généreux qu’en Asie. Les Bleus doivent cependant s’attendre à un énorme défi physique face à l’escadron de mobylettes menée par Park Ji-Sung (Manchester United), Ahn Jung-Hwan (Duisbourg) et la jeune révélation locale, Park Chu-Young.
Le bilan de la France contre la Corée du Sud : 2 victoires.
Résumé du match
Soirée cauchemardesque pour l’équipe de France qui n’a pas pu venir à bout de la Corée du Sud. Le résultat de Suisse – Togo, demain, nous permettra de faire des calculs plus précis, mais les Bleus se retrouvent a priori dans la même configuration qu’en 2002, où ils devaient battre le Danemark par deux buts d’écarts. Cette fois ce sera face au Togo.
Pourtant, tout avait bien commencer. Pour un début de match couperet, les Bleus paraissent sereins et déterminés. Pas de round d’observation, il leur faut mettre un but avant que la tension ne reprenne le dessus. Avec un thermomètre plus clément, le pressing français peut se mettre en place et étouffer sans peine les velléités de construction des Coréens qui alignaient finalement une défense à trois.
Le retour de
Florent Malouda sur le côté gauche fait du bien mais n’explique pas tout.
Patrick Vieira est en forme, tout comme
Zinedine Zidane,
Claude Makelele égal à lui-même, et
Thierry Henry qui cavale et gêne la relance à la pointe de l’attaque. Profitant d’une frappe détournée de
Sylvain Wiltord, Titi bat le gardien Woon-Jae Lee et efface Emmanuel Petit, dernier buteur tricolore en Coupe du monde, des tablettes. Huit ans après, ça soulage.
La domination française se poursuit. Les Coréens n’arrivent pas à sortir de leur camp, à part sur des longs ballons infructueux. Malouda prend régulièrement le flan droit pour repiquer dans l’axe sur son pied gauche, Vieira, lui, renoue avec son activité des beaux jours. Sur un corner de Zidane il trouve même le chemin des filets, de la tête. Mais l’arbitre de la rencontre, Monsieur Archundia ne voit pas que l’arrêt de Woon-Jae est intervenu derrière la ligne. Les Bleus doivent se contenter d’un but d’avance à la mi-temps.
La seconde période commence avec quelques cafouillages mais les choses reviennent rapidement dans l’ordre. L’équipe de France continue à mener les débats sans se créer toutefois de réelles occasions. Dans les trente derniers mètres, les combinaisons sont trop souvent hésitantes et en l’absence de jeu direct les Bleus ont du mal à trouver le décalage.
Pour ce qui est des fameuses frappes de loin, réclamées notamment par Lizarazu le nouveau consultant foot de Canal, ce n’est pas encore ça, Malouda envoyant ses tirs à plusieurs mètres des cages. Après une heure de travail intense, les Français baissent physiquement au fil des minutes tandis que les Coréens, qui ne semblait attendre que ça, sortent, eux, la tête de l’eau.
Franck Ribéry rentre à la 60e à la place de Wiltord et met le feu sur quelques accélérations dont il a le secret. Mais alors que les Français continuent de gâcher leurs actions offensives en multipliant les mauvais choix, la sanction finit par tomber à dix minutes de la fin. Sur un centre apparemment anodin, la défense ne parvient pas à se dégager et Lee remet le ballon de la tête sur
Ji-Sung Park qui le pousse du pied devant
Fabien Barthez qui ne peut que l’effleurer et le voir mourir dans les filets (81e).
Les Bleus se réveillent mais Vieira envoie dans les nuages un centre en retrait de Ribéry, Henry se manque deux fois de la tête, dont une signalée hors-jeu, et une fois du pied sur un ouverture de Zidane. Ils ne reste qu’une poignée de minutes à jouer et
Raymond Domenech finit par effectuer ses derniers changements, en remplaçant Malouda par
Vikash Dhorasoo puis Zidane, auteur d'une seconde période bien terne, par
David Trezeguet qui récupérait à la surprise générale le brassard de capitaine. Lui, le joueur le plus introverti de l’équipe de France.
Zizou avait les boules de sortir, surtout qu’avec une deuxième carton récolté en deux matchs, il sera privé de France – Togo (tout comme Eric Abidal) et ne pourrait donc rejouer avant un hypothétique huitième de finale. Les joueurs et commentateurs qui s’exprimaient après le match tentaient de rassurer tout le monde à coup de "ok, on a fait match nul mais on a mieux joué", "il n’y a plus qu’à battre le Togo et on est qualifié" ou "c’est bien que Zidane soit suspendu, il pourra se reposer pour les huitièmes".
Certes, les Bleus ne sont pas encore éliminés et ils auraient du gagner si l’arbitre avait accordé le but de Vieira. Mais comment ne pas se demander où va l’équipe de France à ce rythme-là, quand à l’heure de jeu on se rend compte que la moitié des joueurs n’y sont plus ? Avec les suspensions de Zidane et d’Abidal, Domenech devra effectuer deux changements contre le Togo. Il en faudra sans doute plus, ainsi que dans l’état d’esprit, pour aller plus loin dans cette compétition qui nous réserve, en cas de qualification, un probable huitième de finale face à l’Espagne.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 11/20
Dramaturgie : 14/20
Fair play : 11/20
Spectacle : 12/20
Notes des internautes
Qualité technique : 10/20
Dramaturgie : 11/20
Fair play : 10/20
Spectacle : 9/20
A vous de noter
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