le Mardi 20 juin à Cologne (Coup d'envoi à 21h00)
Présentation
Comme lors de la Coupe du Monde 2002, l’Angleterre et la Suède se retrouvent dans le même groupe pour un nouveau duel entre les deux techniciens Suédois, Sven-Goran Eriksson et Lars Lagerbäck. En Asie, leurs équipes s’étaient quitté sur un nul (1-1) et s’étaient toutes les deux sorties du "groupe de la mort". Le bilan des confrontations entre l’Angleterre et la Suède est d’ailleurs parfaitement équilibré (six victoires chacune et huit nuls). La décision viendra peut-être d’un coup de génie de Beckham ou d’Ibrahimovic.
Résumé du match
Certaines données sont à prendre en compte à l’entame de cette rencontre. Un nul suffit au deux équipes pour se qualifier. La victoire leur permet d’éviter l’Allemagne au prochain tour. Il semble donc naturel qu’elles jouent le jeu.
Deux minutes suffissent à
Michael Owen pour se tordre le genou, tout seul, et sortir sur une civière. Le meilleur buteur anglais, proie des critiques lors de ces dernières prestations, cède donc sa place au géant Peter Crouch, sans avoir pu faire taire les mauvaises langues. La première demi-heure est placée sous l’emprise collective suédoise. Sans dominés outrageusement, ils se créent plusieurs opportunités et évoluent en bloc. En face, on remarque des individualités talentueuses et surtout la rage de
Wayne Rooney, qui, à l’instar des journaux télévisés, nous rappelle que le Pitbull devient agressif en été.
Puis un éclair, doublé d’un coup de tonnerre, déchire le ciel immaculé de Rhénanie-Westphalie. Le plus beau but de cette Coupe du Monde, hors phase collective, vient de surgir des pieds de
Joe Cole (32e). Homme le plus dangereux de ce début de match, il amortit de la poitrine et reprend de volée un ballon qui monte en cloche dans les hauteurs du Rheinenergiestadion de Cologne, avant de retomber, pleine de neige, dans la lucarne droite d’un
Andreas Isaksson trop avancé (1-0). Superbe !! Rendus confiants par cette réussite, les Anglais se mettent en place et maintiennent l’adversaire à distance. Ils se montrent beaucoup plus dangereux et prennent leur chance de loin (
Frank Lampard et
Joe Cole, 40 et 45e). Pendant les dernières minutes de cette mi-temps, l’Angleterre joue enfin à onze, avec une intelligence qu’elle avait bien cachée jusque-là.
Progressivement éteints par la réussite anglaise, la Suède revient avec de bonnes intentions. Quelques minutes suffissent à ramener les britanniques à leurs errements. Ällback, qui remplace avantageusement
Zlatan Ibrahimovic, blessé, égalise (50e) de la tête sur un corner de Linderoth (1-0). Trois minutes plus tard, l’Angleterre bénéficie d’un énorme coup de chance. Après un corner de
Kim Källström,
Henrik Larsson place une tête, qui rebondit… sur une main anglaise et trouve une parade miraculeuse de Robinson…qui renvoie sur la barre. Le ralenti montre que le gardien pataud cherche plus à se protéger qu’à défendre son but. Une certaine forme de talent… Copieusement dominés, les Anglais concèdent de plus en plus de situations chaudes. Les corners scandinaves les mettent au supplice, à l’image de cette nouvelle transversale trouvée par Mellberg, (60e).
Wayne Rooney se fait sortir au profit de
Steven Gerrard (69e). Furieux, sur son banc, la grosse colère du prodige est à la hauteur de sa volonté. Il maudit son sélectionneur. Peut-être se souvient-il que, selon ce dernier, le « comportement excessif du joueur s’explique par ses origines modestes »(News of the World). Ca se passe comme ça au pays des Tabloïds…
La pression est blonde et l’on tremble dans les pubs d’Outre-manche, sur ce sauvetage, sur la ligne, de
Steven Gerrard consécutif à une reprise de demi-volée de
Kim Källström (71e). Les Suédois méritent la victoire alors que les Anglais, complètement désunis, font peine à voir. Sur les coups de pieds arrêtés, ils sont maintenant à onze dans leur surface à défendre une première place qui ne tient qu’à un fil.
Mais arrive le show du chaud
Joe Cole. Plus beau à voir qu’à dire. Il subit, d’abord, un gros tacle par derrière d’Alexandersson (carton jaune, 83e). On craint la blessure mais il se relève plus vite que son cri le laissait supposer. Puis, il adresse un centre précis au deuxième poteau pour
Steven Gerrard qui place une tête dans la lucarne d’
Andreas Isaksson (2-1). Enfin, Il « obtient » un nouveau carton jaune, pour
Freddie Ljungberg, grâce à une bien jolie simulation.
Joe Cole sait tout faire…
C’est dur pour la Suède qui mérite mieux mais repart à l’assaut avec courage. Ses efforts sont récompensés par
Henrik Larsson (90e) après une longue touche (2-2) qui traverse la défense anglaise, comme un fil passe dans le beurre. La logique est sauve mais c’est insuffisant pour éviter l’Allemagne. Sur la physionomie du match, il n'y a aucune raison de se réjouir pour le pays hôte car l'Angleterre semble un adversaire moins coriace. En effet, à part son début et fin de première mi-temps, elle n’a rien montré. Son collectif est inexistant. Son milieu prometteur (
David Beckham,
Frank Lampard,
Joe Cole et
Steven Gerrard) ne joue pas à l’unisson. Elle est fébrile sur les coups de pieds arrêtés. Quant à son gardien, absent, ridicule ou maladroit, il inquiète quand il ne fait pas rire. Trois victoires sanctionnent pourtant ce parcours chaotique ! D’autres s'en contenteraient...
On connaît donc les deux premiers affiches des huitièmes de finale du samedi 24 juin : Allemagne -Suède, à 17H, et Anglettere-Equateur, à 21H.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 12/20
Dramaturgie : 16/20
Fair play : 11/20
Spectacle : 15/20
Notes des internautes
Qualité technique : 12/20
Dramaturgie : 14/20
Fair play : 11/20
Spectacle : 14/20
A vous de noter
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