le Vendredi 23 juin à Berlin (Coup d'envoi à 16h00)
Présentation
Deuxième place en ligne de mire pour ces deux effectifs solides qui peuvent être imprévisibles et pourraient bien créer la surprise en bousculant l’Espagne, favori désigné du groupe.
Résumé du match
Si l’on exclut l’hypothèse d’une improbable victoire de l’Arabie Saoudite sur l’Espagne par plus de trois ou quatre buts, les données sont simples. Un nul suffit à l’Ukraine pour se qualifier grâce à une meilleure différence de buts, alors que la Tunisie doit absolument l’emporter pour continuer son parcours.
Une bourde de
Radhi Jaidi, qui se fait chiper la balle par
Andriy Voronin, est à deux doigts d’offrir à
Andriy Shevchenko sa première occasion (3e). Puis une simulation grossière de
Zied Jaziri (9e) lui vaut d’écoper d’un avertissement mérité. Le match s’installe dans un faux rythme malgré l’activité de
Hatem Trabelsi, qui réussit un beau débordement (16e) ...sans parvenir à centrer.
Après une demi-heure, une légère pression ukrainienne fait suite une fade domination tunisienne. La stratégie est identique des deux côtés : on place ses pions, on cherche la position stratégique avantageuse, mais l’idée générale est d’être solide sur ses bases pour éviter une mauvaise surprise. L’enjeu bride les initiatives et chacun attend que l’autre se découvre en s’engageant au minimum. Il n’y a presque pas de situations dangereuses.
Mis à part un but, ou une intervention divine, rien ne paraît pouvoir déverrouiller le jeu.
Il faut attendre la dernière minute de cette mi-temps pour que s’anime la morne plaine de l’Olympiastadion. D’abord sur un centre russe où
Ali Boumnijel se troue dans les grandes largeurs, sans conséquence immédiate, semble-t-il…mais dans la continuité, un Ukrainien lutte avec un deux Tunisiens, chute …L’arbitre laisse l’avantage, ce qui permet à Shelayev de placer une superbe frappe flottante des 25 mètres que
Ali Boumnijel, avancé, sort difficilement du cadre à l’aide de ses deux poings. L’arbitre revient alors sur la faute initiale et avertit pour la seconde fois
Zied Jaziri qui prend donc la direction des vestiaires avant tout le monde ( 45e +2). Il n’y avait, en réalité, aucune faute, et si un contact pouvait être sanctionné sur cette phase de jeu, c’est plutôt son partenaire qui aurait dû être puni. L’erreur de M. Amarilla est lourde de conséquences pour les joueurs de Roger Lemerre qui se trouvent dans l’obligation de s’imposer à 10, lors des 45 prochaines minutes. Cet arbitre paraguayen n'avait pas été brillant lors de Togo-Suisse, oubliant notamment un penalty pour les Africains... ça ne s'arrange pas.
On prend les mêmes et on recommence…toujours aussi soporifique ! Le même rythme lancinant s’installe. Seul
Hatem Trabelsi apporte de la vitesse, un brin de percussion et une évidente volonté d’aller de l’avant. Ses coéquipiers sont loin d’être au diapason. Du coup, il finit par en faire un peu trop et s’empale régulièrement sur la défense ukrainienne. On comprend mieux le manque d’allant de ces derniers qui gèrent un maigre avantage (0-0 !) synonyme de qualification. On les devine pourtant intrinsèquement supérieurs.
Enfin, une action ! Un coup franc de Ayari (68e), légèrement détourné par la main de
Andriy Voronin, flirte avec la transversale. L’Ukraine a eu chaud et subit à nouveau sur le corner suivant. Il va bien falloir que la Tunisie joue son va-tout.
Mais c’est l’étonnant M. Amarillo qui se distingue à nouveau. Les joueurs lui semblant incapable de débloquer la situation, c’est l’homme en noir qui s’en charge ! Il invente un penalty sur
Andriy Shevchenko, qui se crochète tout seul, à la lutte entre le gardien et un défenseur (son pied gauche heurte le droit !!). Il le transforme lui-même (70e) d’un plat du pied tranquille et serein. Roger Lemerre, plutôt calme devant son banc, se marre franchement de la deuxième mauvaise blague paraguayenne du jour. Contre l’esprit plus que contre le cours du jeu, puisqu’il n’y en a pas eu, l’Ukraine prend donc une grosse option. Deux buts sont maintenant nécessaires aux Tunisiens.
Lemerre abat ses dernières cartes avec la double entrée de Ben Saada et Santos (79e). Le premier évolue dans un rôle de joker depuis longtemps à Bastia et peut déséquilibrer une défense avec ses dribbles courts. Le second devait être l’atout offensif numéro 1 de la Tunisie mais, blessé, n’a pu participer au début de compétition. Hélas, ils ne changent rien à la physionomie du match. Il ne se passe toujours rien. L’arbitre siffle. C’est fini…sans avoir commencé.
L’Ukraine accompagne donc l’Espagne au prochain tour. Son futur adversaire, issu du groupe de la France, n’aura rien pu apprendre de ce non-match.
Andriy Shevchenko (2 buts déjà) est toujours en rodage. Les Aigles de Carthage n’ont jamais décollé et sortent par la petite porte, incapables de hausser le rythme, paralysés par l’enjeu ou peut-être, simplement, trop limités.
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 7/20
Dramaturgie : 2/20
Fair play : 13/20
Spectacle : 3/20
Notes des internautes
Qualité technique : 10/20
Dramaturgie : 12/20
Fair play : 12/20
Spectacle : 11/20
A vous de noter
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