le Dimanche 09 juillet à Berlin (Coup d'envoi à 20h00)
Présentation
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Italie-France (Euro 2008 ), le 8 septembre 2007. Une rencontre décisive en vue de la qualificatoin pour l'Euro 2008.
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photos de la Finale France Italie 2006
Qui l’eut cru ? La France est en finale de la Coupe du Monde contre l’Italie. Ce match pour le sacre mondial est la redite de la finale de l’Euro 2000 qui avait vu les Bleus l’emporter sur le fil, suite à l’égalisation de
Sylvain Wiltord dans les derniers instants de la rencontre suivie d’une reprise de volée en or et assassine de
David Trezeguet pendant les prolongations. Les
Azzurri, qui n’ont toujours pas digéré cet exceptionnel retournement de situation, devraient être ultra motivés afin de se venger et de faire oublier définitivement à leurs tifosi ce triste épisode.
Face à eux, les Tricolores n’ont rien à perdre. Personne ne les attendait à ce stade de la compétition – pas plus que l’Italie d’ailleurs – mais maintenant, ils doivent aller au bout. Les hommes de
Raymond Domenech, en passe de faire taire tous ses détracteurs, en ont les moyens, d’autant que hormis le remplaçant Saha suspendu, l’effectif est au complet. La France est la bête noire de l’Italie, qu’elle a toujours battue à chaque fois qu’elle l’a rencontrée ses 28 dernières années. La série va t’elle continuer ?
Résumé du match
Que pouvait-il arriver de pire ?
Vieira sorti sur claquage à la 54e,
Zidane expulsé sur un coup de sang dans les prolongations et une maudite séance de tirs au but où seul
Trezeguet, autrefois bourreau des Italiens, ne marqua pas son penalty qui vint ricocher sur la barre transversale de
Buffon et rebondir sur la ligne. La France reste à une étoile, l’Italie passe à quatre. Et toute une génération de tirer sa révérence sur un échec cruel comme l’est souvent le football.
Zidane rentre aux vestiaires et laisse derrière lui le trophée tant désiré - Photo : BPI-Panoramic
Les Bleus avaient pourtant de quoi gagner cette finale. Non pas qu’ils aient dominé la
Nazionale de bout en bout, loin de là. Mais on vit une équipe de France déterminé et présente physiquement malgré un jour de récupération en moins, capable jusqu’en dans la prolongation de porter le danger sur le but italien. Il aura manqué un peu plus de conviction, d’automatismes et de réussite offensive pour concrétiser la bonne volonté des joueurs français, à l’image de
Ribéry et
Malouda, mal récompensés de leurs efforts. Ce dernier fut toutefois à l’origine du penalty, après tout juste cinq minutes de jeu, sur un accrochage peu évident, qui permis à Zidane d’ouvrir le score. Buffon avait choisi le même côté que Ricardo, contre le Portugal, mais le presque retraité avait décidé de s’offrir une Panenka, pour sa seconde finale de Coupe du monde, qui venait percuter la transversale et taper le sol derrière la ligne avant de ressortir.
Les Italiens accusaient le coup un instant et
Sagnol était à deux doigts de provoquer un but contre son camp sur un centre dégagé par Materazzi. Mais le réveil transalpin n’allait pas tarder. Les
Azzurri remettaient le pied sur le ballon et se montraient dangereux sur tous leurs coups de pieds arrêtés. Thuram, au marquage sur
Toni, en repoussa plus d’un. A la 19e, Vieira fut lui battu par Materazzi, le fil rouge de la soirée, qui propulsait le ballon de la tête sur un corner parfaitement tiré par Andrea Pirlo.
Les deux équipes alternaient les temps forts et la France refit donc surface sous l’impulsion d’un Zidane déchaîné au pressing et toujours aussi essentiel dans la circulation du ballon. Malouda puis Ribéry, servi par Thierry Henry, voyaient malheureusement leurs tentatives contrées et les corners italiens continuaient à faire frémir les supporters français. Thuram sauvait une première fois en taclant Toni qui s’apprêtait à fusiller
Fabien Barthez. Puis c’est la barre transversale de Barthez qui était percutée par la tête de l’attaquant de la Fiorentina.
Entre temps, les Français avaient profité d’un arrête de jeu pour discuter de leur placement. La présence physique des Italiens dans les duels et la vitesse des latéraux Grosso et
Zambrotta leurs posaient de sérieux problèmes.
Malgré cette forte impression laissée par les Azzurri en première mi-temps, les Bleus allaient doucement revenir dans la partie au cours de la seconde. Sur une action Ribéry-Zidane-Malouda, le Lyonnais fut fauché bien plus nettement qu’une heure plus tôt mais l’arbitre jugea peut-être qu’il valait mieux prononcer la confusion des peines. Le premier tournant du match suivait avec la sortie de Vieira sur blessure (54e). Un énorme coup dur même si
Alou Diarra fit une très bonne entrée. La présence offensive du grand Pat allait manquer.
Les Français parvenaient à progresser dans le camp italien mais ils réalisaient trop de mauvais choix et mettaient rarement Buffon en difficulté sur leurs frappes, soit à côté soit trop molles.
La Nazionale repris donc la main, surtout Toni qui s’en servi deux fois pour contrôler dont une qui aurait pu coûter chère si Barthez n’avait bloqué son tir en pivot. Puis on crut que
Zidane allait devoir quitter le terrain après une mauvaise chute sur un duel aérien. Le capitaine sembla faire un geste indiquant qu’il demandait à être remplacé. Mais un petit coup de bombe et Zizou repartait au combat. Le chrono n’en défilait pas moins vite et les prolongations tombaient comme une évidence. Trezeguet puis
Sylvain Wiltord rentraient en jeu. Le duo qui avait fait tant de mal aux Italiens était peut-être reformé un peu tard et un fait de match inattendu venait perturber le coup de dés de
Raymond Domenech. Après une explication avec Materazzi, Zidane s’éloignait du défenseur de l’Inter avant de faire volte-face pour lui asséner un coup de tête au torse. L’arbitre n’avait rien vu, pas plus que ses assistants, et c’est le quatrième arbitre, apparemment sur la foi d’images vidéos, qui l’en informa. L’homme noir brandissait le rouge, envoyant le numéro 10 terminer sa finale dans les vestiaires. Zidane a sans doute été sévèrement provoqué mais comment a-t-il pu craquer ainsi à dix minutes de la fin du temps réglementaire ? Il devait en tout cas s’en vouloir terriblement pour ne pas apparaître lors de la remise des médailles.
Les Bleus avaient beau se lancer dans quelques ultimes tentatives, à dix il était dur d’arracher la victoire et la séance de penalty, que les Italiens semblaient attendre, venait départager les deux équipes. On attendait Buffon ou Barthez, mais aucun des deux gardiens ne toucha un ballon. Tous les tireurs firent mouche. Sauf Trezeguet dont la frappe tapait la barre et retombait devant la ligne contrairement à celle de Zidane en début de match. Cet épilogue tragique, comme on n’osait l’imaginer dans nos pires cauchemars, gâche la fête. Ce qu’ont fait les Bleus au cours de cette Coupe du monde tient pourtant de l’exploit et ils peuvent être fiers de leur parcours. Dans son histoire, l’équipe de France n’avait jamais connu le goût amer d’une défaite en finale. Après tout, n’est-ce pas le lot des grandes nations de football ?
MAJ : Voir aussi le billet
Zidane ne regrette pas son coup de boule à Materazzi.
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Pour ou contre le coup de tête de Zidane ? (sondage)
Hommage à Zizou : voir la vidéo
Zidane : hommage en images
Le duel à suivre
Notes du match
Notes de la rédaction
Qualité technique : 14/20
Dramaturgie : 18/20
Fair play : 9/20
Spectacle : 15/20
Notes des internautes
Qualité technique : 14/20
Dramaturgie : 13/20
Fair play : 10/20
Spectacle : 13/20
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