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Au Brésil, la valeur n’attend pas le nombre des années. Demandez à Robson de Souza, dit Robinho, propulsé au rang de star à 18 ans. A l’image d’un Ronaldinho qui portait déjà le Grêmio sur ses épaules à l’âge ou les jeunes pousses européens s’aguerrissent en équipe réserve, Robinho fait les beaux jours du Santos FC, club de Sao Paulo où Pelé fit ses débuts, dès sa première saison avec l’équipe première.
Son parcours est pour le moins classique. Issu d’un quartier pauvre, le jeune Robson s’initie très tôt au futsal et, aux vues de son potentiel, devient rapidement l’espoir économique de la famille. Repéré par le Santos, cet attaquant de poche (1,72 m, 60 kg) va connaître une ascension fulgurante. Après une saison inaugurale ponctuée de 9 buts en 24 matches, Robson prend du gallon jusqu’à un exercice 2004 flamboyant où il marque pas moins de 21 fois en 37 rencontres !
Il offre à Santos un deuxième titre de Champion du Brésil, après celui de 2002, et remporte le Ballon d’Or brésilien. Dribleur surdoué doté d’une mobilité et d’une capacité d’accélération redoutables, le "nouveau Pelé" ("Il a toutes les qualités nécessaires pour me dépasser", dixit le Roi) est naturellement convoité par les grands clubs européens. En tête, le Real Madrid, qui ne s’est pas remis du transfert de Ronaldinho au Barça, va mettre tout en œuvre pour s’attacher les services du prodige au risque de provoquer un embouteillage dans le secteur offensif merengue.
Star de la sélection brésilienne, Robinho enflamme le jeu lors de ses premières sorties. Les journaux s’empressent de porter aux nues la recrue, présentée un peu rapidement comme le "nouveau Galactique" du Real. Le joueur doit s’adapter au style européen où son manque de kilos est handicapant et ses performances finissent par s’en ressentir. Profitant de la méforme et des blessures de Raul, Robson s’impose malgré tout au sein de la "Maison Blanche", disputant presque tous les matches.
A l’aise dans son rôle de provocateur, il se montre en revanche encore trop maladroit devant le but. S’il plante 7 fois en Liga, son compteur reste désespérément vierge en Ligue des Champions où le Real bute sur Arsenal. A 22 ans, il s’avance toutefois comme le futur pilier de la reconstruction madrilène. En seleçao, son destin est tout aussi tracé. Après une victoire en Coupe des Confédérations 2005, Robinho attend le Mondial mais devra attendre un peu, devancé par l'expérience de Ronaldo, Kakà et Adriano.
Moins buteur que prévu en 2006, Robinho ne marque que 6 buts mais, en contrepartie, continue de s'arracher pour les siens et participe amplement à la victoire finale en Liga. D'ailleurs Dunga le félicite en l'appelant pour la Copa America. En l'absence de Ronaldinho et Kakà, Robinho a donc les commandes du jeu en main...et il ne va pas se gêner pour faire valoir sa panoplie technique. Malgré une entame poussive, le petit plante 6 buts tout au long de la compétition et écrase l'Argentine en finale par un affolant 3-0.
Pour cette nouvelle saison, malgré la venue de Saviola et le retour de Raul au plus haut niveau, Robinho n'a pas perdu de sa puissance et continue d'apporter à son équipe. A 23 ans, le "petit prince" n'est pas encore au sommet mais ne devrait pas tarder à atteindre le pic.
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