Arrière gauche. Des cuissots d’haltérophile. Une frappe de mule. Mais des errances défensives à la pelle. Non, ce n’est pas
Roberto Carlos dont nous parlons, mais bien de son clone nigérian Taye Taiwo.
Révélé lors du Mondial des moins de 20 ans disputé aux Pays-Bas, élu troisième meilleur joueur du tournoi derrière le prodige argentin
Lionel Messi et son compatriote John Obi Mikel, Taiwo s’est depuis tranquillement installé sur le flanc gauche de la défense de l’OM.
Tranquillement parce que ce n’est pas Manuel Dos Santos qui allait l’en empêcher. Tranquillement surtout parce que son talent lui offrait le poste de facto.
Ce n’est pas son plus grand fan José Anigo qui dira le contraire : « Il a une telle vitesse, une telle puissance, une telle frappe, » s’enflammerait presque le dirigeant marseillais.
Seulement voilà, et c’est bien là le problème, Taiwo étincelle autant offensivement qu’il ne se troue défensivement. Déjà auteur de 3 buts en 9 matchs cette saison, il en a au moins coûté autant à son équipe.
Son avocat à la barre : « Je trouve certaines critiques profondément injustes. C’est un joueur qui est convoité par de grands clubs européens et que nous avons choisi de ne pas vendre et de garder. Nous avons eu raison, » argumente Anigo.
Certes. Taiwo mérite d’ailleurs un peu d’indulgence. Après tout, il n’a encore que 21 ans, seulement une quarantaine de matchs en Ligue 1 dans les pattes, et tout le temps de s’améliorer.
Finaliste malheureux face au PSG (2-0) de la Coupe de France en 2006, Taiwo n’en incarne pas moins la jeunesse triomphante de l’Olympique de Marseille en ce début de saison 2006/2007.